Bouches-du-Rhône : L’offre de reprise de l’usine à papier Fibre Excellence validée par la justice

USINE Le tribunal de commerce de Toulouse a validé ce jeudi la reprise de l’usine à papier Fibre Excellence de Tarascon par la société canadienne Paper Excellence

20 Minutes avec AFP

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L'usine Fibre Excellence de Tarascon
L'usine Fibre Excellence de Tarascon — Sylvain THOMAS / AFP
  • Le tribunal de Toulouse a validé la reprise de l’usine à papier Fibre Excellence située à Tarascon, par le canadien Paper Excellence.
  • Le nouvel actionnaire a promis d’investir pour améliorer la performance écologique de cette usine très pollueuse.

Une usine dont dépendent des milliers d’exploitants forestiers en France. Le tribunal de commerce de Toulouse a validé ce jeudi l’offre de reprise de l’importante usine de pâte à papier Fibre Excellence de Tarascon (Bouches-du-Rhône) par la société canadienne Paper Excellence, a indiqué cette entreprise.

« Je salue cette décision qui marque un nouveau départ pour l’usine de Tarascon et apporte des perspectives à l’ensemble de la filière dont dépendent des milliers d’emplois », a déclaré le président de Fibre Excellence Jean-François Guillot dans un communiqué.

Améliorer la performance environnementale de l’usine

L’offre de Paper Excellence, assortie d’un investissement de 180 millions d’euros d’ici 2025, était la seule en lice pour sauver cette usine placée en redressement judiciaire depuis octobre. Fibre Excellence emploie quelque 300 salariés à Tarascon et constitue un débouché essentiel pour des milliers d’exploitants forestiers en France.

Lâchée par Paper Excellence, qui était son actionnaire principal, l’usine située dans le top 10 des entreprises nationales de transformation du bois, était au cœur des préoccupations de l’État, qui a accordé quelque neuf millions d’euros de prêt pour éviter l’arrêt brutal de l’activité. L’actionnaire a avoir promis d’investir pour moderniser l’outil industriel et améliorer la performance environnementale de l’usine qui fait l’objet de nombreuses critiques d’associations de riverains et de défense de l’environnement pour ses odeurs et ses rejets dans le Rhône.

En vertu de cette offre, environ 250 emplois sur 273 doivent être maintenus, et il n’y aura aucun licenciement contraint grâce à des préretraites et à un plan de départ pour les salariés ayant été exposés à l’amiante, selon la société.