Inserm : Enquête ouverte à Paris après une attaque informatique visant une filiale

CYBERATTAQUE Les investigations ont été confiées aux policiers de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), selon le parquet

20 Minutes avec AFP
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A l'Inserm (image d'illustration).
A l'Inserm (image d'illustration). — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Une enquête a été ouverte jeudi par la section cybercriminalité du parquet de Paris après une attaque informatique qui a visé une filiale de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet, confirmant une information du Point.

L’enquête a été ouverte pour « accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, introduction et modification de données contenues dans un système, entrave au fonctionnement (du) système, extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs », a précisé le parquet. Selon le site Internet du Point, la filiale de l’ Inserm,​ Inserm-Transfert, a détecté une attaque informatique le 18 juin et la direction soupçonne « un vol de données numériques en vue d’une revente sur le dark Web ».

Des cibles privilégiées

Les attaques informatiques, notamment au rançongiciel (chiffrement des données de la victime par l’auteur du délit, qui réclame une rançon pour les rendre à nouveau disponibles), ont explosé en France ces dernières années. Depuis la crise sanitaire, les établissements de santé sont devenus des cibles privilégiées.

La section spécialisée du parquet de Paris avait annoncé, lors d’une table-ronde en avril au Sénat, avoir enregistré 397 saisines pour des affaires de rançongiciels en 2020 et prévoir un doublement de ce nombre en 2021. Selon le cabinet de conseil Wavestone, qui dispose d’équipes de cyber-pompiers intervenant dans les entreprises frappées par des cyberattaques, environ 20 % des entreprises attaquées paient une rançon pour tenter de récupérer leurs données.