Affaire Sophie Le Tan : Jean Marc Reiser fait appel de son renvoi devant les assises

CRIME Jean-Marc Reiser, seul suspect dans la mort de l’étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan en septembre 2018, a fait appel de son renvoi devant les assises pour « assassinat en récidive criminelle »

G.V. avec AFP

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Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan.
Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan. — G. Varela / 20 Minutes

Contestant la préméditation, Jean-Marc Reiser, seul suspect dans la mort de l’étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan en septembre 2018, a fait appel de son renvoi devant les assises pour « assassinat en récidive criminelle ».

« Un appel a été interjeté à l’encontre de l’ordonnance de mise en accusation de Jean Marc Reiser », a indiqué Maître Francis Metzger, l’un de ses avocats, confirmant une information des DNA. « Il conteste catégoriquement la préméditation et il conteste tout aussi catégoriquement avoir voulu tuer la jeune femme. Il dit qu’il n’a pas eu d’intention homicide encore moins d’intention homicide avec préméditation », a expliqué l’avocat. Maître Metzger a précisé que la chambre de l’instruction de Colmar avait désormais quatre mois pour statuer sur cet appel.

Pour rappel, Sophie Le Tan avait disparu le 7 septembre 2018, jour de ses 20 ans, alors qu’elle se rendait à Schiltigheim, au nord de Strasbourg, pour visiter un appartement. Auteur de la petite annonce immobilière, Jean-Marc Reiser, désormais âgé de 60 ans, avait été arrêté quelques jours plus tard, alors que des traces de sang volontairement effacées avaient été retrouvées dans son appartement, ainsi que l’ADN de l’étudiante sur une scie dans sa cave. Le squelette incomplet de Sophie Le Tan avait été retrouvé en forêt en octobre 2019.

« Une phase de rage »

Seul suspect dans cette affaire, Jean Marc Reiser avait été mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat, malgré ses dénégations répétées. Ce n’est qu’en janvier, quelques semaines après la clôture de l’instruction, que Jean-Marc Reiser a cessé de nier sa responsabilité et avoué le meurtre, au cours d’une ultime audition qu’il avait lui-même sollicitée devant la juge d’instruction, après que ses avocats eurent menacé de le lâcher. Il avait alors affirmé, selon les mots d’un de ses avocats, « être entré dans une phase de rage » alors que la jeune femme repoussait ses avances. S’il est jugé pour assassinat conformément aux réquisitions, Jean-Marc Reiser, déjà condamné par le passé pour viols, encourt la réclusion à perpétuité.

Presque trois ans après sa disparition, Sophie Le Tan a été inhumée samedi dernier en Alsace, selon l’association Icared, qui avait soutenu la famille de l’étudiante.