Affaire Sophie le Tan : Le suspect Jean-Marc Reiser renvoyé devant les assises pour « assassinat en récidive criminelle »

PROCES Jean-Marc Reiser, suspect principal du meurtre de Sophie Le Tan à Schiltigheim en 2018, est renvoyé devant les assises du Bas-Rhin pour « assassinat en récidive criminelle »

G.V. avec AFP

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Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan.
Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan. — G. Varela / 20 Minutes

Principal suspect du meurtre de la jeune étudiante Sophie Le Tan en septembre 2018, Jean-Marc Reiser est renvoyé devant les assises du Bas-Rhin pour « assassinat en récidive criminelle », a-t-on appris mercredi auprès de l’avocat de la partie civile. « La juge d’instruction vient de rendre son ordonnance de renvoi devant les assises du Bas-Rhin pour assassinat en récidive criminelle », annonce Maître Gérard Welzer, avocat de la famille de la victime.

Jean Marc Reiser avait été condamné en 2001 par les assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour des viols commis en 1995 et 1996, une peine confirmée en appel en 2003. Pour rappel, Sophie Le Tan avait disparu le 7 septembre 2018, jour de ses 20 ans, alors qu’elle se rendait à Schiltigheim, au nord de Strasbourg, pour visiter un appartement. Auteur de la petite annonce immobilière, Jean-Marc Reiser, désormais âgé de 60 ans, avait été arrêté quelques jours plus tard, alors que des traces de sang volontairement effacées avaient été retrouvées dans son appartement, ainsi que l’ADN de l’étudiante sur une scie dans sa cave. Le squelette incomplet de Sophie Le Tan avait été retrouvé en forêt en octobre 2019.

La juge d’instruction suit les réquisitions du parquet

Seul suspect dans cette affaire, Jean Marc Reiser avait été mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat, malgré ses dénégations répétées. Ce n’est qu’en janvier, quelques semaines après la clôture de l’instruction, que Jean-Marc Reiser a cessé de nier sa responsabilité et avoué le meurtre, au cours d’une ultime audition qu’il avait lui-même sollicitée devant la juge d’instruction, après que ses avocats ont menacé de le lâcher.

Dans son ordonnance de mise en accusation, longue de 84 pages, la juge d’instruction, Éliette Roux, n’a pas retenu les faits d’enlèvement et séquestration, suivant ainsi les réquisitions du parquet. « Le seul grain à moudre de la défense, lors du procès, portera sur la préméditation des faits », a dit Maître Gérard Welzer. « Mais cela ne souffre pas beaucoup de discussions », a-t-il estimé. Sollicités par l’AFP, les avocats de Jean-Marc Reiser n’ont pas souhaité réagir.

La date du procès n’a pas été fixée, Jean-Marc Reiser ayant la possibilité de faire appel, devant la chambre de l’instruction de Colmar, de son renvoi devant les assises.