Guadeloupe : Un membre du groupe Kassav' passe 30 heures en garde à vue

ENQUETE Pierre-Edouard Décimus et un fonctionnaire ont été interrogés sur la partie financière du concert anniversaire des 40 ans du groupe en décembre 2019 à Baie-Mahault

20 Minutes avec AFP

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Le groupe Kassav’ en concert en 2019 (illustration).
Le groupe Kassav’ en concert en 2019 (illustration). — SYSPEO

Le concert anniversaire des 40 ans de Kassav’ intéresse la justice. Pierre-Edouard Décimus, l’un des créateurs du groupe de musique antillais, et un fonctionnaire ont passé plus de 30 heures en garde à vue a-t-on appris, mercredi soir de source judiciaire confirmant une information de médias locaux.

Les auditions du musicien et du fonctionnaire Rudy Vardarassian dans les locaux de la Direction Zonale de la Police Judiciaire aux Abymes portaient sur le concert de décembre 2019, à Baie-Mahault en Guadeloupe. Les gardes à vue ont été levées peu après 19 heures mercredi soir et « l’enquête se poursuit », a indiqué Michaël Ohayon, procureur adjoint de la République de Pointe-à-Pitre.

Enquête préliminaire pour « abus de confiance, escroquerie »

Les deux hommes ont été interrogés depuis mardi matin 9 heures, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « abus de confiance, escroquerie », et « prise illégale d’intérêts concernant Rudy Vardarassin », fonctionnaire à la communauté d’agglomération Cap Excellence, qui regroupe les communes de Pointe-à-Pitre, Les Abymes et Baie-Mahault. Cela concerne « les conditions dans lesquelles il était intervenu alors qu’il était en fonction à Cap Excellence » au sujet du concert anniversaire, selon la même source.

L’enquête a débuté en octobre 2020 suite à un signalement de la Chambre Régionale des Comptes de la Guadeloupe au parquet sur des irrégularités au sein de l’association Sign’Alizé, présidée par Pierre-Edouard Décimus. C’est « la gestion de l’association dans le cadre du concert des 40 ans de Kassav’ » qui est ainsi questionnée. Des perquisitions ont eu lieu dans le cadre de cette affaire, notamment au sein de l’association et aux domiciles respectifs des deux hommes, mardi, selon Michaël Ohayon. Ils ont été libérés sans être mis en examen.