Affaire Mila : Jusqu’à six mois de prison avec sursis requis contre 12 prévenus

HAINE EN LIGNE Agés de 18 à 35 ans, ces dix hommes et trois femmes sont suspectés d’avoir participé à la seconde vague de cyberharcèlement qui a visé la lycéenne à l’automne 2020

20 Minutes avec AFP

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Mila au tribunal le lundi 21 juin 2021
Mila au tribunal le lundi 21 juin 2021 — Thibault Camus/SIPA

Le parquet a requis, ce mardi, des peines allant jusqu’à six mois de prison avec sursis à l’encontre de douze jeunes gens, jugés à Paris pour avoir participé au « lynchage 2.0 » de l'adolescente Mila, après sa vidéo polémique sur l'islam ​en novembre.

Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 7 juillet à 9 heures.

Le représentant de l’accusation a sollicité la relaxe d’un treizième prévenu, au bénéfice du doute. A l’encontre des douze autres « harceleurs » de Mila, il a demandé une « peine d’avertissement » : trois mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de ceux poursuivis pour harcèlement, six mois avec sursis pour ceux jugés pour harcèlement et menaces de mort.

A la barre, ces jeunes gens de 18 à 29 ans, pour la plupart sans antécédents judiciaires, ont en majorité reconnu être les auteurs des messages mais contesté avoir su qu’ils participaient à un « raid » numérique visant Mila.

La vie de cette adolescente iséroise a « basculé en janvier 2020 quand, répondant à des injures sur les réseaux sociaux » sur son orientation sexuelle, elle publie une vidéo véhémente sur l’islam « dans les strictes limites » de la liberté d’expression, a rappelé le procureur. La déflagration est immédiate et les « conséquences réelles » pour Mila, alors âgée de 16 ans et demi : cible d’un « raz-de-marée de haine », elle est contrainte de quitter son lycée et de vivre sous protection policière.