Corse : L’ex-compagnon de Julie Douib, condamné à perpétuité pour son meurtre, fait appel

FEMINICIDE Julie Douib, mère de deux enfants, avait été tuée en mars 2019 à Ile-Rousse (Haute-Corse), son ex-compagnon a été condamné mercredi à la prison à perpétuité

20 Minutes avec AFP

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Devant le palais de justice de Bastia, cette semaine.
Devant le palais de justice de Bastia, cette semaine. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans pour l’assassinat de Julie Douib, son ex-conjoint Bruno Garcia-Cruciani a interjeté appel de sa condamnation, a indiqué le procureur général près de la cour d’appel de Bastia.

« M. Garcia-Cruciani a formé un appel contre toutes les dispositions de l’arrêt, à la fois l’arrêt pénal qui le condamne à la perpétuité avec vingt-deux ans de sûreté, mais aussi contre les dispositions annexes comme la perte de l’autorité parentale », a déclaré Jean-Jacques Fagni, confirmant une information de France 3 Corse.

Julie Douib, mère de deux enfants, avait été tuée en mars 2019 à Ile-Rousse, en Haute-Corse. La cour d’assises de Bastia a reconnu Bruno Garcia-Cruciani coupable de ce féminicide qui avait provoqué une vague d’indignation dans tout le pays. Le quadragénaire s’est également vu retirer son autorité parentale des deux fils du couple, aujourd’hui âgés de 11 et 13 ans.

La famille de Julie Duib pas surprise

Informée ce vendredi de la décision d’interjeter appel de Bruno Garcia-Crucinai, la famille de Julie Douib n’a pas été surprise. « Au regard des décisions rendues aussi bien au plan pénal que civil, les avocats des parties civiles et la famille s’attendaient à ce qu’un acte d’appel soit formalisé par M. Garcia-Cruciani », a expliqué Me Jean-Sébastien De Casalta, avocat de la famille.

Reconnaissant que cette peine de perpétuité est « inhabituelle », mercredi la présidente de la cour d’assises avait détaillé les motivations des jurés, précisant que « la violence ultime » de l’assassinat a été « suffisante » pour aboutir à cette condamnation, indépendamment des violences conjugales. « Le risque de réitération des faits en raison de votre personnalité impulsive et vindicative » a également pesé, avait-elle également dit à Bruno Garcia-Cruciani, ajoutant l’absence de regret et le fait qu’il ait « revendiqué » son geste en prison.