Affaire Maëlys : Nordahl Lelandais sera jugé aux assises du 31 janvier au 11 février 2022

PROCES Il comparaîtra pour le « crime de meurtre de Maëlys De Araujo, précédé de l’enlèvement et de la séquestration de l’enfant »

20 Minutes avec AFP

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Nordahl Lelandais comparaîtra du 31 janvier au 11 février devant les assises de l'Isère pour le meurtre de Maëlys
Nordahl Lelandais comparaîtra du 31 janvier au 11 février devant les assises de l'Isère pour le meurtre de Maëlys — ALLILI MOURAD/SIPA

Déjà condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Arthur Noyer par les assises de Chambéry en mai dernier, Nordahl Lelandais comparaîtra du 31 janvier au 11 février devant les assises de l’Isère pour celui de Maëlys, a indiqué vendredi la cour d’appel de Grenoble. Le 1er juin, les juges d’instruction ont rendu une ordonnance de mise en accusation renvoyant l’ancien militaire pour « le crime de meurtre de Maëlys De Araujo, précédé de l’enlèvement et de la séquestration de l’enfant », commis en 2017 alors qu’elle avait huit ans.

Nordahl Lelandais, 38 ans, est aussi renvoyé pour « les délits d’agressions sexuelles sur deux cousines […] mineures de 15 ans et pour détention et enregistrement d’images pédo-pornographiques ».

Une trace d’ADN de Maëlys dans la voiture

Maëlys De Araujo avait disparu dans la nuit du 26 au 27 août 2017 lors d’un mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Rapidement suspecté, Nordahl Lelandais, ancien maître-chien militaire, avait avoué, six mois après sa mise en examen, avoir tué « involontairement » la petite fille.

Une trace d’ADN de Maëlys avait été découverte dans sa voiture et des captures d’une caméra de vidéosurveillance semblent montrer, selon les enquêteurs, que le suspect est parti de la soirée de mariage avec l’enfant, avant de revenir sans elle durant la nuit.

Durant l’enquête, un rapprochement avait été fait avec la disparition, quelques mois plus tôt près de Chambéry, du caporal Arthur Noyer. L’hypothèse de son implication dans d’autres dossiers de disparition avait conduit la gendarmerie à créer une cellule d’investigation dédiée mais « aucun lien » n’a été établi entre lui et d’autres affaires et celle-ci a été dissoute en octobre 2020.