Affaire Mia : Rémy Daillet mis en examen pour « complicité d’enlèvement de mineur en bande organisée » et écroué

ENQUETE La justice française lui reproche d’avoir donné des instructions en vue de l’organisation de l’enlèvement de la fillette en avril 

20 Minutes avec AFP

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Dès son arrivée sur le sol français Rémy Daillet a été mis en examen et écroué pour sa participation à l'enlèvement de la petite Mia.
Dès son arrivée sur le sol français Rémy Daillet a été mis en examen et écroué pour sa participation à l'enlèvement de la petite Mia. — Jean-Francois Badias/AP/SIPA

Tout juste arrivé ce mercredi matin en avion à Paris avec sa famille, Rémy Daillet a été mis en examen notamment pour « complicité d’enlèvement d’un mineur de 15 ans commis en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement de mineur de 15 ans en bande organisée ». Il a été placé en détention provisoire dans la soirée. Cette figure des milieux complotistes est accusée d’être impliquée dans l’enlèvement de la petite Mia en avril dans les Vosges.

«Il y a des éléments graves qui vous mettent en cause» et «le risque de fuite est particulièrement élevé», lui a lancé le juge des libertés et de la détention (JLD), Eric Bocciarelli, pour justifier sa décision de le placer sous écrou, conformément aux réquisitions du parquet. Rémy Daillet, 54 ans, sera incarcéré à Strasbourg, a précisé le magistrat.

« En ce qui concerne l’enlèvement de Mia, il résulte des déclarations de personnes mises en examen que monsieur Rémy Daillet avait donné des instructions en vue de l’organisation de cet enlèvement », avait déclaré plus tôt le procureur de Nancy, François Pérain. Il est la onzième personne mise en examen dans cette affaire à l’issue de laquelle la fillette avait été retrouvée saine et sauve. Huit sont détenues et trois sont sous contrôle judiciaire.

Organisateur d’un mouvement appelé « Le Renversement »

« Monsieur Rémy Daillet apparaît comme l’organisateur d’un mouvement appelé «Le Renversement». Dans ce cadre, il promeut l’idée selon laquelle il convient de mener des actions visant à restituer à leurs parents des enfants pourtant régulièrement placés », a expliqué le procureur.

Rémy Daillet, expulsé de Malaisie avec sa famille où il habitait et arrivé en France mercredi matin, a été entendu par deux juges d’instruction chargés de ce dossier à son arrivée à Nancy en milieu d’après-midi. Il va passer devant le juge des libertés et de la détention dans la soirée. Le parquet a requis son placement en détention provisoire. Huit des dix personnes mises en examen précédemment dans cette affaire sont actuellement détenues, les autres étant soumises à un contrôle judiciaire.

La petite Mia résidait chez sa grand-mère quand elle avait été enlevée le 13 avril par plusieurs hommes à la demande de la mère de l’enfant qui n’avait plus sa garde et plus le droit de la voir seule. La mère et la fillette avaient été retrouvées cinq jours plus tard saines et sauves en Suisse, dans un squat de la commune de Sainte-Croix.