Procès Ikea : La filiale française condamnée à un million d'euros d'amende pour avoir espionné ses salariés

PROCES La filiale française d’Ikea était accusée aux côtés d’anciens responsables d’avoir illégalement espionné plusieurs centaines de salariés entre 2009 et 2012

F.F. avec AFP

— 

Des drapeaux devant un magasin Ikea (illustration).
Des drapeaux devant un magasin Ikea (illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES

La décision est tombée, ce mardi. Ikea France a été condamnée par le le tribunal correctionnel de Versailles à un million d’euros d’amende pour avoir espionné ses salariés. La filiale française d’Ikea était accusée aux côtés d’anciens responsables d’avoir illégalement espionné plusieurs centaines de salariés entre 2009 et 2012. La décision était très attendue par les quelque 120 parties civiles.

Le tribunal correctionnel de Versailles les a reconnus coupables de « recel de données à caractère personnel par un moyen frauduleux », mais les a condamnés à des peines moins lourdes que celles demandées par la procureure, qui les accusait de « surveillance de masse ».

Un « message fort » envoyé à « toutes les sociétés commerciales »

« L’enjeu » de ce procès était celui « de la protection de nos vies privées par rapport à une menace, celle de la surveillance de masse », avait déclaré la procureure Paméla Tabardel le 30 mars, en demandant que la réponse pénale soit un « message fort » envoyé à « toutes les sociétés commerciales ».

Le parquet avait requis 2 millions d’euros d’amende contre la filiale en France du géant suédois de l’ameublement, qui encourt jusqu’à 3,75 millions euros d’amende. Ikea France a été jugée aux côtés de quinze autres prévenus, qui se sont renvoyé la responsabilité des accusations, dont la collecte et divulgation illicite d’informations personnelles ou la violation du secret professionnel.

Ikea soupçonnée d'espionner ses salariés