Corse : Le beau-frère de l'accusé dans l'affaire Julie Douib nie avoir vu l'arme

FEMINICIDE Le beau-frère de l'ancien compagnon de Julie Douib, accusé d'avoir tué cette jeune femme en Corse, a affirmé à la barre ne pas l'avoir vu avec une arme la veille des faits 

20 Minutes avec AFP

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Dans une marche en hommage à Julie Douib à Vaires-sur-Marne, une femme tient un portrait de la jeune femme tuée par son ex-compagnon le 3 mars 2019.
Dans une marche en hommage à Julie Douib à Vaires-sur-Marne, une femme tient un portrait de la jeune femme tuée par son ex-compagnon le 3 mars 2019. — Lucas BARIOULET / AFP

Mis en examen pour destruction de preuve, le beau-frère de l’homme jugé à Bastia pour l’assassinat de son ex-compagne Julie Douib en 2019 en Corse ​a nié l’avoir vu la veille des faits avec une arme.

Les enfants de Julie Douib et de son ex-compagnon, Bruno Garcia-Cruciani, avaient indiqué lors de l’enquête avoir vu leur père « montrer à leur tonton Christophe » le pistolet avec silencieux, la veille des faits, dans le jardin paternel à l’Ile Rousse (Haute-Corse), a rappelé leur avocate.

« Je n’ai pas vu d’arme »

« Je n’ai pas vu d’arme. Je ne l’ai pas vu tirer avec l’arme », a répété à plusieurs reprises Christophe Colin, précisant, paradoxalement, ne pas « remettre en cause les déclarations des enfants ».

Il a expliqué avoir craint alors que Bruno Garcia-Cruciani n’en vienne « aux mains », avec le professeur de gym qui entretenait une relation avec Julie Douib, l’accusé lui ayant expliqué que cette aventure de son ex-compagne le mettait « en colère ». « Je lui ai dit : "Ne fais pas l’imbécile, des femmes il y en a, tu as eu la garde de tes enfants, c’est le plus important" », raconte-t-il à la barre, ajoutant que l’accusé était « fermé » et que c’était quelqu’un qui « ne parle pas » mais qu’il ne le connaissait pas bien. « Jamais je ne me suis imaginé ça », a-t-il assuré à la cour d’assises.