Marseille : L'IHU Méditerranée du professeur Raoult perquisitionné

ENQUETE Cette perquisition a été menée dans le cadre d’une enquête visant le fonctionnement de l'Institut de recherche et développement (IRD) et ses liens financiers avec l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée du professeur Raoult

A.V avec M.C

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Le professeur Didier Raoult, le 3 juin 2020, à l'IHU de Marseille.
Le professeur Didier Raoult, le 3 juin 2020, à l'IHU de Marseille. — Christophe SIMON / AFP

Une perquisition a été menée ce lundi dans les locaux de l’IHU de Marseille (Bouches-du-Rhône), selon les informations de 20 Minutes, confirmant une information de France Bleu Provence. D’après la radio provençale, une dizaine de policiers ont été mobilisés pour cette opération pour laquelle un procureur de la République s’est également déplacé.

Contacté par 20 Minutes, Me Brice Grazzini, avocat de Didier Raoult a confirmé la tenue de cette perquisition. « Il s’agirait d’une enquête ouverte en 2018 sur un conflit d’intérêts entre l’IRD (Institut de recherche et développement) et la présidence de l’IHU, sachant que Didier Raoult n’est pas président, mais directeur de l’IHU », a commenté le conseil du professeur. « Je m’interroge sur le mode opératoire et le timing de cette opération, d’autant plus que la Cour des comptes serait intervenue sur ce dossier, disant qu’il n’y avait pas de conflit apparent », a-t-il ajouté.

Un signalement émanant de l’agence française anticorruption en 2019

De son côté le parquet de Marseille indique « qu’une enquête préliminaire a été engagée depuis la transmission d’un signalement émanant de l’agence française anticorruption en 2019 visant l’institut de recherche pour le développement (IRD), dans ses liens financiers avec la fondation Méditerranée infection, mais aussi dans le fonctionnement interne de l’IRD sur l’emploi de fonds publics pour des dépenses sans lien avec les missions de l’IRD ou non justifiées ».

« Les perquisitions opérées se sont déroulées sans difficulté, et l’enquête se poursuit dans le cadre de l’exploitation des documents qui ont été saisis », a conclu Dominique Laurens, procureure de la République.