Affaire Mia : L'ex-militaire mis en examen pour association de malfaiteurs

ENQUETE L'ancien soldat, interpellé mardi dans les Hautes-Pyrénées, a été placé sous contrôle judiciaire

20 Minutes avec AFP

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Enlèvement de Mia : L'ex-militaire mis en examen pour association de malfaiteurs (Illustration)
Enlèvement de Mia : L'ex-militaire mis en examen pour association de malfaiteurs (Illustration) — SEBASTIEN BOZON / AFP

Dans le cadre de l’enquête sur l'enlèvement de la petite Mia, l’ancien militaire interpellé mardi dans les Hautes-Pyrénées a été mis en examen vendredi soir, alors que la justice française s’interroge sur l’implication de Rémy Daillet, soupçonné d’avoir contribué à l’enlèvement de la fillette, dans une autre affaire de soustraction d’enfants.

Christophe M., un lieutenant-colonel de l’armée de terre à la retraite demeurant dans le département des Hautes-Pyrénées, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des enlèvements d’enfant » et pour « non-dénonciation de crime », a annoncé dans la soirée le procureur de la République de Nancy, François Pérain. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

« Des conseils sur la manière d’organiser des enlèvements d’enfants »

Il avait reconnu lors de ses auditions avoir adhéré en octobre 2020 à l’organisation dirigée par Rémy Daillet, a annoncé le parquet de Nancy dans un communiqué. A compter de janvier 2021, l’ex-militaire s’est vu « confier des responsabilités visant à contribuer à structurer cette organisation », a précisé François Pérain.

« Il a reconnu avoir donné des conseils sur la manière d’organiser des enlèvements d’enfants » mais a nié « avoir participé aux réunions préparatoires à l’enlèvement de Mia », a-t-il ajouté. Selon François Pérain, Christophe M. a expliqué avoir quitté l’organisation en mars pour plusieurs raisons dont un « désaccord avec Rémy Daillet sur l’organisation des enlèvements d’enfants ».

Mia, 8 ans, avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Sa mère n’avait alors plus le droit de la voir seule, ni de lui parler au téléphone.

Une « alerte enlèvement » avait rapidement été diffusée et d’importants moyens policiers avaient permis de la retrouver cinq jours plus tard avec sa mère en Suisse. Neuf personnes, dont la mère de la fillette, proches de la mouvance anti-système et complotiste, ont désormais été mises en examen dans cette affaire, huit d’entre elles étant placées en détention provisoire.