Guadeloupe : Un jeune de 17 ans mis en examen pour le meurtre d’une mère de famille

FEMINICIDE Les enquêteurs ont encore du mal à comprendre les motifs réels du passage à l’acte de l’adolescent inconnu des services de police

20 Minutes avec AFP

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Un jeune de 17 ans est mis en examen pour homicide volontaire en Guadeloupe, pour le meurtre d'une mère de famille, tuée chez elle le 24 février, à Baie-Mahault en Guadeloupe. (Illustration)
Un jeune de 17 ans est mis en examen pour homicide volontaire en Guadeloupe, pour le meurtre d'une mère de famille, tuée chez elle le 24 février, à Baie-Mahault en Guadeloupe. (Illustration) — Morel Gilles/Simax/SIPA

Un adolescent soupçonné du meurtre d’une mère de famille, tuée chez elle le 24 février, à Baie-Mahault en Guadeloupe , a été interpellé et placé en garde à vue mercredi. Confondu par son ADN, ce jeune de 17 ans, qui réside dans « le voisinage géographique » de la victime, a été mis en examen, a indiqué Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre, jeudi lors d’une conférence de presse.

« Il a reconnu être l’auteur du coup mortel, porté à l’arme blanche, sur la victime. » L’enquête, confiée à la section de recherches de la Gendarmerie, « a été extrêmement longue et complexe car au départ plusieurs pistes plausibles pouvaient être retenues et toutes ont été exploitées, vérifiées de façon extrêmement précise », selon la même source.

Mère d’un enfant de 9 ans

La victime, âgée de 35 ans, mère d’un enfant de 9 ans, absent au moment des faits, avait été retrouvée sans vie par son mari, le soir du 24 février. Elle présentait une plaie au niveau du cou. L’autopsie n’avait pas montré de violences d’ordre sexuel selon le procureur.

Des constatations techniques ont notamment été réalisées par l’IRGN (Institut de recherche criminelle). Des agents de ce service spécialisé, venus de l’Hexagone, « ont passé la maison au peigne fin et ont trouvé des traces ADN inconnues du fichier FNAEG ».

Inconnu des services de police

Finalement, il a fallu « plusieurs campagnes de prélèvement ADN », et « un total de 45 personnes prélevées » avant de trouver un suspect correspondant. Car les recherches s’étaient d’abord orientées vers « le cercle familial ou professionnel », avant de s’étendre « au voisinage géographique ».

L’adolescent, « inconnu des services et qui n’a pas du tout le profil d’un délinquant », selon Patrick Desjardins, entendu par le juge d’instruction en charge de l’affaire, n’avait pas encore donné, jeudi soir, de mobile selon la même source : « Pour l’instant ça reste assez obscur, les enquêteurs ont encore du mal à comprendre les motifs réels de l’intrusion de l’intéressé et de son passage à l’acte criminel. » Le parquet a requis un mandat de dépôt, jeudi soir.