Emmanuel Macron giflé : L'auteur présumé déféré jeudi en vue d'une comparution immédiate

ENQUETE Un geste condamné par l’ensemble de la classe politique

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors de son déplacement dans la Drôme
Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors de son déplacement dans la Drôme — Capture d'écran Twitter

L’auteur présumé de la gifle à  Emmanuel Macron, mardi lors d’un déplacement dans la Drôme, va être déféré pour être jugé  en comparution immédiate, ce jeudi, a annoncé le parquet de Valence, ce mercredi.

Agé de 28 ans, le suspect « Damien T. sera présenté dans le courant de la matinée de demain (jeudi) devant le procureur de la République en vue de sa présentation en comparution immédiate l’après-midi », a indiqué dans un communiqué le procureur de la République Alex Perrin.

Une convocation pour un second suspect

Interpellé avec lui, son camarade « Arthur C. va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement » trouvées à son domicile, a précisé le magistrat.

Leur garde à vue, décidée pour les chefs de « violences sans incapacité sur personne dépositaire de l’autorité publique », a par ailleurs été prolongée « afin de poursuivre les vérifications ».

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après les faits. Ils sont « tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignements ». Ils sont membres d’associations de leur commune « en lien avec les arts martiaux, le Moyen Age et l’univers mangas », a rappelé le magistrat.

Il reconnaît avoir porté un coup au président

Lors de son audition, Damien T., « en couple, sans enfant, sans profession », a reconnu « avoir porté un coup au chef de l’Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique ».

Proche, selon lui, de « la mouvance des gilets jaunes » et partageant des « convictions politiques traditionnelles de droite ou d’ultra-droite » sans être « d’aucun parti ni militantisme exprimé », il a affirmé avoir « agi d’instinct et « sans réfléchir » pour exprimer son mécontentement », a encore expliqué Alex Perrin. Les auditions des témoins et de la compagne de Damien T. n’ont pas éclairé « davantage les motivations » du jeune homme, contre qui la préméditation – « à l’heure actuelle » – n’est pas retenue. « Les dernières vérifications et investigations sont en cours », a souligné néanmoins le procureur.

« Des livres anciens sur l’art de la guerre et "Mein Kampf" »

Quant à Arthur C., « célibataire, sans enfant, intérimaire, arrêté aux côtés de son ami après avoir filmé l’agression du chef de l’Etat, il » a pu expliquer sa présence sur les lieux sans pour autant participer à l’agression » du président de la République.

A son domicile, des « livres anciens sur l’art de la guerre et Mein Kampf ainsi qu’un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe », ont été trouvés lors d’une perquisition.

Le geste survenu mardi, au cours d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme, a été condamné par l’ensemble de la classe politique, et semble être le paroxysme d’une montée de la violence envers les élus politiques.