Lyon : Dix-huit mois de prison pour le gérant du club libertin qui cultivait du cannabis dans son sauna

CONDAMNATION Les enquêteurs, alertés par les voisins, avaient découvert 140 pieds de cannabis cultivés dans les caves de cet établissement lyonnais ainsi que 75 kilos d’herbe déjà prêts à l’achat

Caroline Girardon

— 

Le gérant d'un club libertin et sauna gay de Lyon a été condamné lundi à 18 mois de prison pour avoir fait pousser 140 pieds de cannabis dans son établissement et pour possession de cocaïne.
Le gérant d'un club libertin et sauna gay de Lyon a été condamné lundi à 18 mois de prison pour avoir fait pousser 140 pieds de cannabis dans son établissement et pour possession de cocaïne. — Julio Cortez/AP/SIPA

La sanction est tombée. Le gérant d’un club libertin et sauna gay de Lyon a été condamné lundi soir à 18 mois de prison, dont 12 mois avec sursis probatoire. L’homme de 47 ans avait été arrêté le 5 juin pour trafic de stupéfiant.

Les policiers, alertés par les voisins ayant détecté une forte odeur de cannabis émanant de l’établissement, avaient découvert 140 pieds de culture, savamment entretenus dans les caves du sauna, situé Saint-Marie dans le quartier des Terreaux.

Entre 5 et 10 grammes de cocaïne par jour

Lors de sa garde à vue, le prévenu avait expliqué que cette culture était uniquement destinée à financer sa très importante consommation de cocaïne. Des propos qu’il a réitérés lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon, assurant renifler entre 5 et 10 grammes de poudre blanche chaque jour, relate Le Progrès. Et parlant de « descente aux enfers » depuis le début de la crise sanitaire et la fermeture de son établissement.

Lors de son interpellation à la suite d’une infraction routière, le quadragénaire avait été retrouvé en possession de trois armes, un couteau dissimulé sous la cuisse et deux pistolets chargés, cachés dans une sacoche. Deux fusils à pompe et tout un stock de munitions avaient été ensuite découverts par les enquêteurs au domicile du gérant mais aussi au « Sun ».

« J’ai toujours aimé les armes », s’est-il contenté de dire pour se justifier, ajoutant qu’il avait même eu une licence de tir entre 2015 et 2018. Il a également écopé d’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans et aura l’obligation de suivre une cure de désintoxication.