Alsace et Gironde : Six personnes interpellées proches d’un des kamikazes du Bataclan

TERRORISME La DGSI avec l’appui du Raid a lancé ce mardi matin deux opérations, en Alsace et en Gironde

G.V. avec AFP

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Un policier du Raid (illustration).
Un policier du Raid (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • Six membres de la famille de Foued Mohamed-Aggadet, et de celle de sa femme, ont été interpellés ce mardi matin. Cinq en Alsace, une en Gironde.
  • Foued Mohamed-Aggad était resté clandestinement en France à l’été 2015 pour devenir l’un des trois assaillants djihadistes morts en perpétrant, lors des attentats du 13-Novembre.
  • Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête sur le financement du couple en 2014-2015 lorsqu’il était en Syrie et en Irak,

 

EDIT du 8 juin à 12h30 : Le nombre d’interpellations est désormais connu

Il était 6 heures du matin lorsque les hommes de la DGSI, avec l’appui du Raid, ont mené ce mardi une opération à Wissembourg, commune située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Selon une information des Dernières Nouvelles d’Alsace, les forces de l’ordre sont intervenues au domicile de la mère de l’un des tueurs du Bataclan lors de l’attaque terroriste le 13 novembre 2015.

Au total, six membres de sa famille et de celle de sa femme ont été interpellés, dont la mère et une tante du terroriste. Dans le Bas-Rhin donc et en Gironde, où une opération du même type a été menée. Elle s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur le financement du couple en 2014-2015 lorsqu’il était en Syrie et en Irak, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information des DNA.

« Cette procédure porte sur des soupçons de transfert de fonds à destination de Foued Mohamed-Aggad et de sa femme en 2014-2015 » et les personnes arrêtées « appartiennent à l’entourage familial » du couple, a expliqué une source proche de l’enquête.

Il avait coupé les ponts en 2015

Foued Mohamed-Aggad était resté clandestinement en France à l’été 2015 pour devenir l’un des trois assaillants djihadistes morts en perpétrant la tuerie du Bataclan à Paris, lors des attentats du 13-Novembre. Originaire de Wissembourg (Bas-Rhin), il était parti en Syrie en décembre 2013 avec d’autres membres de la filière dite strasbourgeoise, sous l’influence du recruteur Mourad Farès. Hadjira, une jeune femme de Strasbourg, l’avait rejoint en mars 2014 et épousé religieusement sur place.

Depuis son départ vers la Syrie, Foued Mohamed-Aggad avait conservé des contacts réguliers avec sa mère et sa famille, avant d’annoncer fin août 2015 qu’il allait « mourir en martyr » et de couper les ponts, selon des notes de la DGSI. « Dans ses échanges avec sa mère, il indiquait que, s’il devait rentrer en France, ce serait uniquement pour commettre un attentat », selon l’enquête sur les attentats du 13-Novembre.

Quant à Hadjira, « la jeune Franco-Algérienne qui avait donné naissance à une fille en Irak » en août 2015, « elle aurait trouvé la mort avec son enfant début 2018 au cours d’un bombardement », rapportent les DNA.