Colmar : L'homme suspecté d'avoir défenestré son ex-compagne déjà condamné pour violences conjugales

FEMINICIDE L’individu suspecté d’avoir défenestré une femme depuis le huitième étage d’un immeuble à Colmar, son ex-compagnon, avait déjà été condamné pour violences conjugales sur la victime

Gilles Varela

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La tour à Colmar depuis laquelle la victime de 48 ans a été défenestrée.
La tour à Colmar depuis laquelle la victime de 48 ans a été défenestrée. — Capture d'écran Google Street view

Jeudi en début de soirée, une femme âgée de 48 ans est décédée après une chute depuis la fenêtre de son appartement au 8e étage, soit 19 mètres, d’un immeuble du quartier Bartholdi, à Colmar (Haut-Rhin).
Dans un communiqué de presse, la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard donne des précisions sur l’enquête et sur les antécédents du suspect.

Selon les premiers éléments de l’enquête, « il apparaît que la victime était en compagnie de son ex-compagnon au moment de cette chute. Des témoins attestent d’une dispute et de cris. » Interpellé dans la foulée, l’individu a été placé en garde à vue hier soir, « du chef d’homicide par conjoint ou concubin. Il était en état d’ivresse. Les investigations sont en cours, confiées au commissariat de police de Colmar. Il est actuellement auditionné ainsi que les témoins de la scène. » L’association d’aide aux victimes Espoir a été mobilisée pour apporter assistance et soutien aux proches de la victime.

Condamné en janvier 2019

Le suspect, né en 1969, avait été condamné le 17 janvier 2019 par le tribunal
correctionnel de Colmar à la peine de six mois d’emprisonnement assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant trois ans pour des violences aggravées commises le 1er octobre 2018 sur sa compagne, à savoir la personne décédée hier », précise le parquet.

L’individu ajoute la procureure « a été suivi dans le cadre de la probation par le juge de l’application des peines et le service d’insertion et de probation. Une évaluation de sa prise en charge sera effectuée, conformément aux instructions du garde des sceaux en ce domaine. » Son casier judiciaire porte également « mention de condamnations prononcées en Belgique en 2014 pour conduite sous l’emprise de l’alcool, et à Colmar en 2018 pour conduite d’un véhicule malgré la suspension de son permis de conduire », ajoute le parquet.

S’agissant des faits commis jeudi, compte tenu de leur nature criminelle, le gardé à vue
« sera présenté au parquet samedi après-midi en vue de l’ouverture d’une information
judiciaire du chef d’homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis
par le concubin ou ancien concubin de la victime. »