Seine-Saint-Denis : Jugé pour trafic de stupéfiants, le rappeur Da Uzi relaxé pour vices de procédure

PROCES Selon le tribunal, le contrôle d'identité à l'origine de la procédure était illégal

20 Minutes avec AFP

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Tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le rappeur français Da Uzi, qui comparaissait détenu lundi pour trafic de stupéfiants et détention d’armes, a été relaxé pour des vices de procédure par le tribunal correctionnel de Bobigny. L’artiste de 28 ans avait été interpellé à la suite d’un contrôle d'identité devant son domicile de Noisy-le-Grand le 15 mai, en possession de 5.900 euros en espèces. Les policiers, qui agissaient sur la base d’un renseignement, avaient ensuite trouvé environ 4 kg de résine de cannabis, une arme et des munitions lors d’une perquisition à son domicile.

Placé en détention provisoire, Da Uzi, de son vrai nom Davy Ngoma Di Malonda, a finalement été relaxé des chefs de « transport, détention et acquisition de stupéfiants, acquisition et détention non autorisées d'armes de catégorie B ». La décision a été accueillie par les cris de joie de ses proches et de son équipe présents à l’audience.

« Ça ne veut pas dire qu’il faut recommencer vos bêtises ! »

« Le contrôle d’identité est illégal », a souligné le tribunal, expliquant qu’il ne peut reposer « exclusivement sur la base du renseignement ». L’appel anonyme doit être corroboré par d’autres indices concordants, dans le cadre d’une enquête en flagrance, avait plaidé l’avocate du rappeur, Naïri Zadourian, suivie par le ministère public dans ses réquisitions.

« Les policiers ont monté une procédure avec un problème juridique. Ça ne veut pas dire qu’il faut recommencer vos bêtises ! », a lancé la présidente du tribunal à l’intention du rappeur, déjà condamné en 2014 dans un dossier de stupéfiants.