Ariège : Ils avaient dégradé des bidons de glyphosate dans des jardineries, 21 faucheurs volontaires relaxés

HERBICIDE E 2016 et 2017, ces militants avaient dégradé des bidons de glyphosate dans trois jardineries pour dénoncer leur toxicité

B.C. avec AFP
— 
Des bidons de glyphosate dans un rayon de jardinerie.
Des bidons de glyphosate dans un rayon de jardinerie. — SOLAL/SIPA

En 2016 et 2017, des faucheurs volontaires d' Ariège​ avaient décidé d’empêcher la vente de glyphosate, cet herbicide controversé commercialisé sous le nom de Round Up par la société Monsanto, afin de dénoncer leur toxicité. Pour y parvenir, ces militants s’étaient rendus à trois reprises dans des jardineries de leur département et avaient peinturluré des dizaines de bidons de ce produit phytosanitaire.

Une action qui leur avait valu d’être jugé en mars dernier au tribunal judiciaire de Foix pour « destruction du bien d’autrui en réunion ». Lors de l’audience, le procureur avait requis des peines de 150 à 300 euros d’amende. Il n’a pas été suivi. Ce mardi, la justice les a tous relaxés. « Une belle victoire » pour ceux qui se mobilisent depuis des années pour faire interdire la vente du glyphosate.

« On attend surtout de connaître dans quelques jours les attendus du tribunal pour savoir si, comme on l’espère, "l’état de nécessité" a été retenu pour motiver le jugement. Et si c’est le cas, c’est une avancée juridique considérable », a expliqué Dominique Masset, l’un des prévenus, qui avait lancé le mouvement des « pisseurs volontaires », recherchant la présence de la substance dans les urines.