Affaire Mia : Emprisonné en Malaisie avec sa femme et ses enfants, Rémy Daillet a entamé une grève de la faim

PRISON Son avocat appelle le consulat français à faire cesser cette détention inhumaine

20 Minutes avec AFP
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Rémy Daillet, figure d'un mouvement complotiste soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement de la petite Mia en avril, a entamé une grève de la faim depuis sa cellule en Malaisie
Rémy Daillet, figure d'un mouvement complotiste soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement de la petite Mia en avril, a entamé une grève de la faim depuis sa cellule en Malaisie — PARA STEPHANIE/SIPA

Quelques jours après son arrestation en Malaisie, Rémy Daillet, a entamé une grève de la faim depuis sa cellule, a annoncé lundi son avocat. Cette figure d’un mouvement complotiste, soupçonnée d’avoir contribué à l’organisation de l'enlèvement de la petite Mia en avril en France, était sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Il a été interpellé avec sa famille samedi sur l’île touristique de Langkawi, au Nord-Ouest de la Malaisie où il résidait, avec sa compagne enceinte et ses trois enfants.

« Cette famille française et leurs enfants sont détenus dans des conditions inhumaines et dégradantes extrêmement difficiles et monsieur Rémy Daillet-Wiedemann a entamé une grève de la faim », a indiqué dans un communiqué son avocat, Me Jean-Christophe Basson-Larbi. Celui-ci souligne que Rémy Daillet et sa famille n’ont pas été arrêtés dans le cadre de l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia, mais parce que leurs visas sont expirés.

L’extension de visas empêchée par l’ambassade de France

« Rémy Daillet-Wiedemann et sa famille séjournent régulièrement en Malaisie où ils sont installés depuis plus de six ans et parfaitement intégrés. En raison des confinements liés au Covid, les administrations ont été fermées, empêchant les renouvellements des visas des étrangers résidant sur l’île de Langkawi », poursuit Me Basson-Larbi. Celui-ci précise que la famille a déposé une demande d’extension de visas mais celle-ci est normalement soumise à l’obtention « d’une lettre de soutien » de l’ambassade de France.

« Or, pour des raisons illégitimes et sans aucun doute politiques destinées à nuire à l’opposant politique Rémy Daillet-Wiedemann et à faciliter le travail du magistrat instructeur chargé de l’enquête sur l’enlèvement de la petite Mia, le Consulat de France leur a indiqué le 19 mai que "cette ambassade n’est pas en mesure de délivrer de courrier de soutien" », indique l’avocat.

« Leurs enfants de 17 ans, 9 ans et moins de 2 ans vivent l’enfer »

Celui-ci appelle le consulat français et le Quai d’Orsay « à émettre de toute urgence une lettre de soutien à cette famille française afin de faire cesser cette détention inhumaine ». Le conseil souligne que Rémy Daillet, sa compagne « et leurs enfants de 17 ans, 9 ans et moins de 2 ans vivent l’enfer ». Sa compagne « qui est actuellement enceinte de 6 mois dans le cadre d’une grossesse à risque, craint de perdre son enfant », ajoute Me Basson-Larbi.

La petite Mia, 8 ans, avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère dans un village des Vosges. Selon le procureur de Nancy, Rémy Daillet aurait joué un rôle important dans l’organisation de l’enlèvement de l’enfant.