Affaire Mia : Rémy Daillet a été interpellé par la police malaisienne

ENQUêTE Il est soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement de la petite Mia 

20 Minutes avec AFP
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Rémy Daillet, ancien cadre exclu du parti centriste Modem et devenu depuis une figure du mouvement complotiste en France, est soupçonné d'avoir aidé a organisé l'enlèvement de la petit Mia.
Rémy Daillet, ancien cadre exclu du parti centriste Modem et devenu depuis une figure du mouvement complotiste en France, est soupçonné d'avoir aidé a organisé l'enlèvement de la petit Mia. — PARA STEPHANIE/SIPA

Il peut désormais être soit expulsé… soit extradé. Rémy Daillet, soupçonné d’avoir contribué à l’organisation de l’ enlèvement de la petite Mia en avril, a été interpellé samedi en Malaisie où il réside. Les autorités malaisiennes peuvent désormais l’expulser vers la France pour séjour irrégulier dans leur pays ou l’extrader si elles retiennent le mandat d’arrêt international dont il fait l'objet.

Dans un cas comme dans l’autre, Rémy Daillet devrait prochainement pouvoir être entendu par les enquêteurs français. Ils pourront ainsi éclaircir son rôle au sein de la mouvance qui a organisé l’enlèvement à la mi-avril de Mia. La petite fille de 8 ans avait été enlevée par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Une Alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d’importants moyens policiers ont permis de la retrouver cinq jours plus tard avec sa mère en Suisse.

Il réfutait le terme d’enlèvement

Rémy Daillet, 54 ans, un ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, exclu du parti centriste en 2010, est devenu depuis une figure du mouvement complotiste. Dans une vidéo mise en ligne après l’enlèvement de Mia, Rémy Daillet avait tenté de se défendre. Sans évoquer nommément Mia, il réfutait le terme d’enlèvement. « La grosse presse tente de nous discréditer au maximum en m’accusant par exemple de fomenter des enlèvements », affirmait-il dans cette vidéo d’environ 5 minutes assez décousue. « Notre organisation, libre, résistante, rend des enfants kidnappés par l’Etat à des parents, à leur demande. Il n’y a donc absolument pas d’enlèvement ».

Dans d’autres vidéos plus anciennes il défendait l’idée d’un coup d’Etat populaire et se disait opposé aux impôts, aux vaccins, aux masques ou à la 5G. Dans le cadre de l’affaire Mia, six hommes et la mère de la fillette, proches de la mouvance antisystème et complotiste, ont été mis en examen et placés en détention provisoire.