Haute-Garonne : Condamnés à de la prison ferme pour avoir molesté un maire

JUSTICE Les deux hommes qui avaient violenté le maire de Saubens, en Haute-Garonne, qui s’opposait à l’installation illégale de caravanes, ont vu leurs peines considérablement alourdies en appel

H.M.

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Une écharpe de maire. Illustration.
Une écharpe de maire. Illustration. — Raphael Bloch - Sipa

Le maire de Saubens, Jean-Marc Bergia, se dit « satisfait » de tourner « une douloureuse page de sa vie d’édile » sur cette décision de justice. Les deux hommes qui l’ont molesté le 28 juillet 2019 viennent en effet d’être condamnés par la Cour d’appel de Toulouse bien plus lourdement qu’en première instance.

L’un a écopé d’un an de prison ferme, l’autre de 10 mois de prison dont trois avec sursis. Alors que la première peine était de 9 mois avec sursis et 1.000 euros d’amende pour les deux agresseurs.

Une semaine avant la mort du maire de Signes

Au moment des faits, le maire, prévenu de l’arrivée de gens du voyage sur un terrain inondable de sa commune, avait tenté à lui seul de bloquer l’accès à la parcelle. Il avait été projeté plusieurs fois à terre, blessé, puis immobilisé, la confiscation de son téléphone l’empêchant de prévenir les secours.

L’affaire avait connu un fort retentissement rétroactif quand, une semaine plus tard, le maire de Signes (Var) avait perdu la vie dans l’exercice de ses fonctions, volontairement percuté par une camionnette.