Ain : Un homme condamné à huit ans de prison pour le viol d'une jeune trisomique

PROCES L'accusé, âgé de 19 ans lors des faits survenus en 2013, avait été arrêté cinq ans après le crime grâce à son ADN prélevé dans le cadre d'une autre affaire

E.F.

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L'entrée d'un cour d'assises. Illustration.
L'entrée d'un cour d'assises. Illustration. — Mourad Allili - Sipa

En 2018, après cinq ans d’enquête, son ADN avait fini par « matcher » et il avait été interpellé. Un homme de 26 ans a été condamné en fin de semaine dernière à huit ans de réclusion criminelle devant les assises de l'Ain pour avoir violé une jeune fille atteinte de trisomie 21. Les faits s’étaient déroulés en janvier 2013 à Belley.

Ce jour-là, l’accusé, alors âgé de 19 ans, s’en était pris à une jeune fille handicapée du même âge qu’il avait abordée dans la rue. L’agresseur, scolarisé en terminale, avait traîné sa victime dans un parc, l'avait déshabillée de force puis l’avait violée, rapporte ce dimanche Le Progrès.

Issu d'une famille très religieuse

Les gendarmes étaient parvenus à prélever et à extraire l’ADN du violeur qui n’était toutefois pas enregistré dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques. L’enquête avait alors piétiné jusqu’à ce qu’en 2016 puis en 2018, le jeune homme se retrouve dans le radar des gendarmes pour des SMS à connotation sexuelle envoyés à une mineure et pour un rodéo. Son ADN avait alors été prélevé et avait matché avec celui du violeur. Interpellé et placé en garde à vue, le jeune homme, issu d’une famille très religieuse, avait reconnu les faits et avait été placé sous contrôle judiciaire.

Lors de son procès, l’avocate, citée par le quotidien régional, a rappelé qu’à l’époque des faits, « c’était un garçon fragile, frustré, en conflit intérieur entre les valeurs familiales et sociales » devenu aujourd’hui « inséré socialement, qui suit des soins et ne présente pas de risque de récidive ». L’homme a également été condamné à un suivi sociojudiciaire de cinq ans.