Paris: Anne Hidalgo gagne son procès en diffamation contre le magazine « Capital »

PROCES La maire de Paris avait assigné un journaliste du magazine « Capital » qui affirmait dans un article qu’Anne Hidalgo avait bénéficié d’un « emploi fictif »

20 Minutes avec AFP
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Anne Hidalgo, à Paris le 25 avril 2021.
Anne Hidalgo, à Paris le 25 avril 2021. — JP PARIENTE/SIPA

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), a gagné ce mercredi le procès en diffamation qu’elle avait engagé à l’encontre d’un journaliste du magazine Capital. Dans un article d’octobre 2017, le journaliste affirmait qu’elle avait  bénéficié d'un «emploi fictif» entre mars 2001 et avril 2002. Le tribunal n’a pas accordé à l’auteur « le bénéfice de la bonne foi » et l’a condamné à une amende de 1.000 euros.

Selon le magazine, Anne Hidalgo avait continué à percevoir son salaire d'inspectrice du travail en chef, versé par le ministère du travail, alors qu’elle était devenue conseillère de Paris en mars 2001 puis première adjointe de Bertrand Delanoë. Entre son élection en mars 2001 et avril 2002, la maire est demeurée inspectrice du travail. Son salaire a continué à lui être versé car elle était alors mise à disposition par son administration pour travailler au cabinet de la ministre de la Justice Marylise Lebranchu (PS), dont elle était conseillère technique puis chargée de mission.

Le directeur de cabinet témoigne en faveur de la maire

Selon l’auteur de l’enquête, le journaliste Philippe Eliakim, Anne Hidalgo n’était pas ou peu présente au ministère de la Justice. « Il semble que l’article soit davantage le fruit d’une conviction personnelle » du journaliste, a tranché le tribunal en lui reprochant notamment de s’être appuyé sur « des rumeurs » et d’avoir « dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression ».

Le journaliste « ne semble pas avoir cherché à savoir auprès des personnes ayant travaillé avec Anne Hidalgo au sein du ministère de la Justice quelle avait pu être la réalité de son activité », a indiqué le tribunal.

Le tribunal a notamment rappelé que le directeur de cabinet de Marylise Lebranchu au moment des faits, non cité dans l’article, avait affirmé qu’Anne Hidalgo avait bien exercé sa mission au ministère de la Justice « à plein temps » avec un volume d’heure « particulièrement important ».