Policier tué à Avignon : L'homme soupçonné d'avoir tiré formellement accusé par son ami mis en examen

ENQUETE L'intéressé conteste toujours les faits

20 Minutes avec AFP

— 

L'un des mis en examen dans le cadre de l'enquête pour le meurtre du policier à Avignon désigne l'auteur présumé des faits comme le coupable. (Illustration)
L'un des mis en examen dans le cadre de l'enquête pour le meurtre du policier à Avignon désigne l'auteur présumé des faits comme le coupable. (Illustration) — Nicolas Tucat/AP/SIPA

Le second individu mis en examen dans le cadre de l’enquête pour le meurtre d’ Eric Masson est passé aux aveux. Agé de 20 ans, il a reconnu sa présence sur les lieux du drame mercredi, là où une banale opération de contrôle sur un point de vente de stupéfiants a mené à la mort du policier, a précisé le procureur d’Avignon, Philippe Guémas, lors d’une conférence de presse. « Et il a confirmé » que la personne avec lui lors de leur arrestation, « est celui qui a tiré sur le brigadier Eric Masson ».

L'homme soupçonné d'avoir tiré a été mis en examen pour homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, mais aussi tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence le collègue policier d’Eric Masson lors de ce contrôle mercredi, vers 18h30, au cœur de la cité des Papes : « Il semblerait qu’il ait également tiré sur lui, sans l’atteindre », a précisé Philippe Guémas. Le jeune homme conteste totalement les faits qui lui sont reprochés.

Pas complice, mais témoin

L’autre jeune homme, âgé de 20 ans, interpellé dimanche soir avec lui au péage de Remoulins (Gard) a quant à lui été mis en examen pour non-assistance à personne en danger et recel de malfaiteur. « Sommairement et abusivement présenté comme le complice » du tireur, il aurait seulement assisté à la scène, sans y participer, a précisé le magistrat.

Insistant sur le fait que « l’enquête est loin d’être terminée » et allait encore durer « de nombreux mois », le procureur d’Avignon a annoncé le placement en garde à vue d’une cinquième personne, le propriétaire du local où ils se seraient réfugiés avant de tenter de prendre la fuite vers l’Espagne.

La fuite en Espagne « n’est plus une supposition »

Arrêtés dimanche soir à 22h30 au péage à bord d’un véhicule conduit par un homme d’une cinquantaine d’années, les deux mis en examen tentaient bien de rejoindre l’Espagne, a confirmé Philippe Guémas : « C’est un fait avéré, ce n’est plus une supposition », a-t-il insisté, en parlant d'« éléments concrets » et notamment d'« une adresse en Espagne » où ils étaient supposés se réfugier.

Concernant le chauffeur de la voiture, « il est a priori hors de cause », a ajouté le représentant du parquet, expliquant qu’il ne savait pas qui il transportait. Egalement placée un temps en garde à vue, la sœur du principal suspect, avait elle aussi été libérée mardi.