Marseille : « Je serai le premier pour la ratonnade »… L’ex-président d’un club nautique comparaîtra le 29 octobre après ses propos racistes

PROPOS RACISTES Christian Tommasini a été entendu par les enquêteurs pour provocation publique à la haine ou à la violence

20 Minutes avec AFP
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La Pointe Rouge à Marseille.
La Pointe Rouge à Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes

L'ex-président d'un club nautique de Marseille va comparaître devant le tribunal correctionnel le 29 octobre pour les propos racistes qu'il avait tenus lors d'une réunion en février, a indiqué ce vendredi le parquet de la deuxième ville de France.

Lors d'une réunion du conseil portuaire, sous l'égide de la métropole Aix-Provence-Marseille, Christian Tommasini, alors président du club nautique de la Pointe-Rouge, avait évoqué l'éventualité d'une «ratonnade», s'en prenant en des termes très virulents et péjoratifs à des personnes qualifiées d'«Arabes», selon des propos rapportés fin avril par le média d'investigation locale Marsactu, enregistrement de la séance à l'appui.

Face au tollé suscité par ces propos, le parquet de Marseille s'était saisi et avait ouvert une enquête préliminaire. «Le 5 mai 2021, Christian Tommasini a été entendu par les enquêteurs (...) concernant les faits de "provocation publique à la haine ou à la violence, à la discrimination et injures publiques à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" qui lui sont reprochés», a indiqué le parquet ce vendredi dans un communiqué.

Deux élus à la réunion

«A l'issue de son audition, Christian Tommasini s'est vu délivrer une convocation pour comparution devant le tribunal correctionnel de Marseille le 29 octobre», est-il précisé.

Après avoir jugé cette polémique «totalement ridicule», dans un premier temps, Christian Tommasini avait finalement démissionné de son poste de président du club nautique de la Pointe-Rouge le 28 avril, évoquant des «propos malencontreux».

Deux élus, un vice-président LR de la Métropole et une élue du Printemps Marseillais, la majorité de gauche à la tête de la ville, assistaient au conseil lors duquel avaient été tenus ces propos.

Mais les condamnations politiques, du maire socialiste de Marseille Benoît Payan à la présidente Les Républicains de la métropole Martine Vassal, étaient tombées fin avril, après la révélation des propos par Marsactu.