Ain : Une jeune escort-girl jugée aux assises pour le meurtre d’un client dont le corps a été retrouvé carbonisé en Italie

HOMICIDE L’informaticien lyonnais de 52 ans avait croisé le chemin de l’escort-girl dans l’Ain en août 2017 juste avant sa disparition. Son cadavre avait été retrouvé en Italie en partie brûlé

E.F.

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La jeune femme de 22 ans est jugée pour meurtre et escroquerie devant les assises de l'Ain dès ce lundi.
La jeune femme de 22 ans est jugée pour meurtre et escroquerie devant les assises de l'Ain dès ce lundi. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • Le procès pour meurtre d’une escort-girl de 26 ans s’ouvre ce lundi devant les assises de l’Ain.
  • Elle est accusée d’avoir tué à l’arme blanche un de ses clients, un informaticien lyonnais de 52 ans, puis d’avoir utilisé sa carte bancaire.
  • La jeune femme évoque des pratiques sado-maso qui auraient mal tourné.

En août 2017, cet informaticien lyonnais de 52 ans avait fait un crochet par le Pays de Gex en rentrant de ses vacances en Savoie puis s’était volatilisé. Son cadavre avait été retrouvé quelques jours plus tard, en partie carbonisé, en Italie. A compter de lundi, une jeune femme de 26 ans est jugée devant la cour d'assises de l’Ain pour meurtre et escroquerie. Serveuse dans un bar et escort-girl, cette habitante de Saint-Genis-Pouilly (Ain) est accusée d’avoir tué le quinquagénaire.

Au moment de la disparition, la sœur puis l’employeur du quinquagénaire, sont les premiers à s’inquiéter de son absence, rappelle Le Progrès. La police judiciaire, chargée de l’enquête, découvre alors que son téléphone a cessé d’émettre depuis le 17 août à Divonne-les-Bains. Mais sa carte bancaire, elle, a continué de chauffer. Les enquêteurs constatent qu’une femme a procédé à différents retraits en France et en Suisse, en prenant soin de dissimuler son visage aux distributeurs automatiques. Mais la PJ retrouve sa trace grâce au téléphone portable de la victime qui a enregistré le numéro de l’escort-girl dans les derniers appels passés.

Un jeu sadomaso qui a mal tourné

Interpellée en octobre 2017, la jeune femme reconnaît juste avoir utilisé la carte de l’informaticien qu’il a oubliée chez elle. Mais elle ne livre rien sur les traces de sang découvertes dans son appartement, malgré ses tentatives pour les masquer, et dans son coffre de voiture. Puis elle finit par parler et explique que son client a saigné après des jeux sadomasochistes qu’il lui demandait d’exercer sur lui. Elle se ravise encore et affirme avoir été la cible de ses pratiques sado-maso et avoir poignardé la victime, « terrorisée » après avoir été torturée et violée par lui.

Elle avait ensuite déplacé la voiture de l’informaticien à Oyonnax, une commune de l’Ain, pour brouiller les pistes, et avait transporté son corps en Italie. Un déroulé et une version des faits qui devraient occuper une large partie des débats devant les assises de l’Ain, où la jeune escort doit être jugée jusqu’à mercredi soir pour le meurtre du quinquagénaire, dont l’autopsie a révélé quatre plaies au cou à l’arme blanche.