Béziers : Cinq ans de prison pour le compagnon violent

VIOLENCES CONJUGALES Il avait déposé sa compagne devant la clinique de Pézenas après l’avoir violemment frappée

Jérôme Diesnis

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Le palais de justice de Béziers.
Le palais de justice de Béziers. — Google Maps
  • En récidive légale, un trentenaire a été condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis pour des violences habituelles sur conjoint.
  • Le 28 juin 2019, il avait déposé sa compagne devant les grilles d’une clinique avant de s’enfuir. L’enquête avait mis en lumière l’existence de violences régulières.
  • Les coups étaient parfois portés devant les trois enfants de la victime.

Un homme âgé de 34 ans a été condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis par le tribunal correctionnel de Béziers. La justice l’a reconnu coupable de faits de violences habituelles sur conjoint suivies d’une incapacité supérieure à 8 jours. Le tribunal a également prononcé à son encontre une interdiction de séjour dans le département de l’Hérault ainsi qu’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Le 28 juin 2019, il avait déposé sa compagne âgée de 34 ans devant les grilles de la clinique Pasteur de Pézenas, avant de quitter précipitamment les lieux. L’état de la victime avait entraîné son transfert en urgence vers l’hôpital de Béziers.

Cannabis, alcool, amphétamines, cocaïne…

Elle avait indiqué que son compagnon était l’auteur des coups à l’origine de ses blessures entraînant dix jours d’incapacité totale de travail. Placé en garde à vue, celui-ci s’était révélé positif au cannabis, à la cocaïne et aux amphétamines, bien qu’il ait affirmé ne pas avoir consommé de stupéfiants, mais « seulement » bu de l’alcool.

Plusieurs témoins dans l’entourage du couple ont confirmé lors de l’instruction que dans un contexte d’alcoolisation, le mis en examen s’était montré particulièrement violent avec la victime à plusieurs reprises, y compris en présence des trois enfants mineurs de celle-ci. Après avoir nié les coups (mais admis des violences précédentes), il avait fini par avouer en être l’auteur devant le juge d’instruction.

Mandat de dépôt à l’audience

À l’issue de quatre mois de détention provisoire (maximal légal applicable en l’espèce) le compagnon avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Jugé libre, il a été immédiatement placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

En récidive légale, il avait déjà été condamné à dix reprises entre 2007 et 2020, essentiellement pour des délits routiers, des atteintes aux biens et pour détention de stupéfiants.