Affaire Fiona : Cécile Bourgeon reste en prison, sa demande de mise en liberté a été rejetée

JUSTICE La chambre de l’instruction de la cour d’appel du Rhône a rendu sa décision ce jeudi

Elisa Frisullo

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Cécile Bourgeon a été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en appel devant le Assises du Rhône pour la mort de sa filleFiona.
Cécile Bourgeon a été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en appel devant le Assises du Rhône pour la mort de sa filleFiona. — Zziig/AFP

Les arguments de son avocat Me Renaud Portejoie n’ont pas convaincu. Ce jeudi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a rejeté la demande de mise en liberté de  Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona dont le corps n’a jamais été retrouvé. Cette requête avait été examinée le 1er avril à Lyon, soit un peu plus de trois mois après sa condamnation devant les assises du Rhône.

En décembre dernier, après quatre procès, la mère de Fiona, morte en 2013 en Auvergne, avait été condamnée, en appel, à 20 ans de réclusion criminelle devant les assises du Rhône pour les coups fatals portés à l’enfant. Une peine beaucoup plus lourde que celles prononcées jusqu’alors à son encontre lors de ce feuilleton judiciaire mais également plus forte que celle à laquelle a été condamné son ancien compagnon, Berkane Makhlouf. Co-accusé dans cette affaire, le beau-père de Fiona a écopé de 18 ans de réclusion criminelle.

Pourvoi en cassation

Après le verdict, l’avocat de Cécile Bourgeon, dépité, avait annoncé que sa cliente de 33 ans allait se pourvoir en cassation. « C’est une décision que je trouve absurde, juridiquement, factuellement, avait commenté à la sortie des assises du Rhône Me Renaud Portejoie. C’est incompréhensible au regard des réquisitions de l’avocat général qui était venu soutenir qu’il n’y avait aucune preuve soutenant que Cécile Bourgeon avait pu porter des coups ».

Cécile Bourgeon avait dû être hospitalisée dans la soirée suivant le verdict après avoir été prise d’un malaise alors qu’elle se trouvait au petit dépôt du tribunal judiciaire de Lyon. Son avocat avait alors révélé que la jeune femme avait ingurgité du Subutex (substitut à l’héroïne) pendant son transfèrement vers la maison d’arrêt de Corbas.