Toulouse : 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtrier de Jérémy Roze

JUSTICE Après trois jours d'audience, la cour d'assises de Haute-Garonne a condamné pour la troisième fois l'un des deux accusés du meurtre de cet étudiant tué en 2011 à Toulouse

J.R.

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La photo de Jérémy Roze, lors d'une marche en hommage au jeune homme tué d'un coup de couteau en février 2011 à Toulouse..
La photo de Jérémy Roze, lors d'une marche en hommage au jeune homme tué d'un coup de couteau en février 2011 à Toulouse.. — F. Lancelot / SIPA

Pour la troisième fois, Hicham Ouakki, accusé du meurtre de Jérémy Roze en 2011, a été condamné par une cour d’assises. Le jeune homme âgé aujourd’hui de 29 ans, qui avait écopé en première instance et en appel de la réclusion criminelle à perpétuité, a été condamné cette fois par la cour d'assises de Haute-Garonne à trente ans de réclusion criminelle assortis d’une peine de sûreté des deux tiers.

Ce troisième procès a eu lieu après un vice de procédure validé par la Cour de cassation cassant l’arrêt de la cour d’assises du Tarn-et-Garonne prononcé en mai 2017. La parole aurait dû être redonnée aux accusés avant le retrait de la cour.

La perpétuité requise

Hicham Ouakki est jugé pour le meurtre dans la nuit du 26 au 27 février 2011 d’un étudiant béarnais de 27 ans poignardé en plein cœur Grande-Rue-Saint-Michel à Toulouse. Durant ces trois jours d’audience, les avocats de Hicham Ouakki ont tenté de démontrer que l’accusé, âgé de 18 ans au moment de l’agression de Jérémy Roze, avait changé et mûri. Il a toujours nié avoir porté le coup de couteau fatal à Jérémy Roze, renvoyant la faute sur son comparse Driss Arab, condamné à vingt ans de prison en appel.

Des arguments d’une évolution en prison, dix ans après les faits, qui n’ont pas convaincu les jurés qui ont délibéré en 2 h 30. L’avocat général avait requis jeudi la réclusion criminelle à perpétuité.