Projet d’attentat terroriste à Béziers : La principale suspecte présentée devant un juge d’instruction

TERRORISME La jeune femme âgée de 18 ans est soupçonnée d’avoir préparé un attentat terroriste contre des édifices religieux, dans l’Hérault

Jérôme Diesnis

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Le quartier de la Devèze, à Béziers.
Le quartier de la Devèze, à Béziers. — Google Maps
  • Une information judiciaire a été ouverte, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, à l’issue de la garde à vue de la jeune femme de 18 ans interpellée dans la nuit du 3 au 4 avril à Béziers.
  • Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir préparé un projet d’attentat contre des édifices religieux. Deux dispositifs susceptibles de constituer des engins explosifs improvisés, en cours d’assemblage ont été mis à jour lors de la perquisition. En revanche, aucun engin explosif n’a été découvert.
  • Aucune charge n’a été retenue contre sa mère et ses trois sœurs, présentes au domicile lors de son interpellation, et également placées en garde à vue.

La principale suspecte dans l’affaire du projet d’attentat contre des édifices religieux va être présentée à un juge d’instruction à l’issue de sa garde à vue de 96 heures. Une information judiciaire a été ouverte, du chef d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ainsi que de détention de substances ou produits incendiaires ou explosifs ou d’éléments destinés à composer un engin incendiaire ou explosif pour préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes, en relation avec une entreprise terroriste. Le juge d’instruction devrait prononcer sa mise en examen. Le parquet national antiterroriste requiert son placement en détention provisoire.

Aucune charge n’a en revanche été retenue contre sa mère et ses trois sœurs. Présentes au domicile de la mise en cause lors son arrestation, elles avaient également été interpellées dans la nuit du 3 au 4 avril à leur domicile dans le quartier difficile de la Devèze, à Béziers, dans l'Hérault. Aucun élément n’est venu les impliquer dans la préparation d’un projet d’action violente. Aucun élément de radicalisation n’a par ailleurs été relevé les concernant.

Dans sa chambre, des dispositifs susceptibles de constituer des engins explosifs

En revanche, dans la chambre de la suspecte, les enquêteurs ont découvert des bouteilles de produits susceptibles d’entrer dans la composition d’explosifs (acétone, acide sulfurique, eau oxygénée), ainsi eu deux dispositifs susceptibles de constituer des engins explosifs improvisés, en cours d’assemblage. Aucun explosif constitué n’a en revanche été mis à jour.

La perquisition a permis de découvrir une photographie imprimée de la décapitation de Samuel Paty ainsi que des photographies représentant des djihadistes armés. Mais aussi un carnet à spirales contenant une recette manuscrite de fabrication d’explosifs, ainsi que des notes manuscrites. Certaines évoquaient divers projets d’action violente, d’autres faisaient référence à l’état islamique et à certains symboles du nazisme. Y figurait également le schéma d’une église située à proximité de son domicile. Dans son téléphone, les enquêteurs ont par ailleurs découvert la présence d’images de propagande de groupes djihadistes.

La jeune femme âgée de 18 ans était déscolarisée depuis deux ans. Elle n’a jamais été condamnée.