Aveyron : Des agriculteurs condamnés pour avoir jeté dans la nature plus de 200 cadavres de chèvres et moutons

JUSTICE La famille d’éleveurs n’avait plus les moyens de payer l’équarrissage

H.M.

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Des moutons sur une exploitation française. Illustration.
Des moutons sur une exploitation française. Illustration. — Mourad Allili - Sipa

C’est un véritable charnier animal que les gendarmes ont retrouvé près d’une rivière, dans les environs du village aveyronnais de Lédergues. D’abord une vingtaine de cadavres de moutons, brebis et chèvres dont les boucles d’identification avaient été soigneusement enlevées, puis, au fil des investigations, 212 charognes de petits ruminants en tout. Centre presse Aveyron relate dans son édition du jour le procès ce mercredi d’une famille d’agriculteurs – un fils et ses parents à la tête d’une exploitation de 700 bêtes – soupçonnée d’être à l’origine de ces « dépôts sauvages » très particuliers.

Une exploitation en difficultés

Sans reconnaître être à l’origine de l’ensemble des charniers, ils ont tous les trois admis à la barre en être venus à cette extrémité, et avoir même jeté des cadavres à leurs chiens, faute de pouvoir payer la taxe d’équarrissage.

Un argument financier entendu par le tribunal correctionnel de Rodez. Les trois prévenus ont écopé chacun de 500 euros d’amende avec sursis.