Hérault : Une femme de 18 ans soupçonnée d'avoir projeté un attentat est toujours en garde à vue

ENQUETE Trois autres personnes ont été relâchées

N.B. avec AFP

— 

Le logo de la DGSI, illustration
Le logo de la DGSI, illustration — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La garde à vue d’une femme, soupçonnée d'avoir voulu commettre une action terroriste, était toujours en cours ce mercredi matin, tandis que trois femmes de sa famille, arrêtées avec elle à Béziers(Hérault) ont été relâchées, a appris l’AFP de source judiciaire. La garde à vue de la principale suspecte, âgée de 18 ans, peut se poursuivre jusqu’à jeudi matin, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Les gardes à vue de sa mère et de deux de ses sœurs ont été levées mercredi matin « sans poursuite à ce stade », a précisé cette même source. Une autre de ses sœurs, mineure, qui était entendue localement, avait été relâchée lundi soir sans poursuite non plus à ce stade. Les cinq femmes avaient été interpellées par la DGSI dans la nuit de samedi à dimanche à leur domicile, dans un quartier populaire de Béziers.

Des églises à Montpellier semblaient visées

Cette opération avait été menée sur la base d’éléments laissant craindre une action violente de la part de la jeune femme de 18 ans, avait expliqué dimanche une source proche de l’enquête. Lors de son interpellation, son état d’esprit a montré sa « détermination » à passer à l’acte, avait relevé dimanche cette source. Selon cette même source, des églises à Montpellier (Hérault) semblaient visées.

La Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc a indiqué avoir transmis jeudi « aux services de renseignements français des informations précises sur une citoyenne française d’origine marocaine qui planifiait une opération terroriste imminente visant une église en France ». « Le projet terroriste qu’elle s’apprêtait à exécuter [était] en coordination avec des éléments » du groupe État islamique.

Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs terroriste » et pour « détention et fabrication d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste ». Lors des perquisitions, un sabre, deux systèmes élaborés d’engins explosifs et un mécanisme de déclenchement à distance ont été découverts. Il a été aussi retrouvé tous les produits nécessaires à la fabrication de matière explosive.