Béziers : Garde à vue prolongée des cinq femmes interpellées pour des soupçons de projet d’attentat

TERRORISME Les cinq femmes ont été arrêtées à Béziers. Le parquet antiterroriste soupçonne l’une d’entre elles d’avoir mené un projet d’attentat contre des églises à Montpellier

J.D. avec AFP

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Le logo de la DGSI, illustration
Le logo de la DGSI, illustration — NICOLAS MESSYASZ/SIPA
  • Les gardes à vue des cinq femmes de la même ont été prolongées de 24 heures, dans le cadre de soupçon de préparation d’un attentat terroriste.
  • Elles ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche après des propos laissant craindre un passage à l’acte rapide de l’une d’entre elles.
  • Des bouteilles pouvant potentiellement servir d’explosif auraient été retrouvées lors de la perquisition. Des produits accessibles en libre-service dans les magasins. Le maire de Béziers Robert Ménard se dit « prudent » sur cette affaire.

Les gardes à vue des cinq femmes de la même famille, interpellées dans la nuit de samedi à dimanche à Béziers, ont été prolongées de 24 heures. L’une d’entre elles est soupçonnée d’avoir fomenté un attentat terroriste contre des églises, vraisemblablement à Montpellier. Elles ont été arrêtées à leur domicile, dans le quartier de la Devèze à Béziers.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste et pour détention et fabrication d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste, afin de déterminer la nature du projet éventuel.

La crainte d’un passage à l’acte

La direction générale de la sécurité intérieure est intervenue par crainte d’un passage à l’acte rapide d’une jeune fille de 18 ans. Elle aurait exprimé ses intentions sur les réseaux sociaux. Lors des perquisitions, des préparatifs d’engins explosifs artisanaux auraient été découverts, selon une information du Parisien confirmée par l’AFP, qui évoque « plusieurs bouteilles scotchées entre elles et des billes ».

Les produits retrouvés sont des produits qu’il est possible de s’acheter en toute légalité dans le commerce. Interrogé par LCI, le maire Robert Ménard (DVD) s’est d’ailleurs voulu « prudent ». Il a expliqué qu’il s’agissait « d’une jeune fille que les services sociaux connaissaient, c’est un milieu un peu marginal. »

Un quartier où il y a des dealers, mais pas infesté par l’islamisme

Inscrit au programme de renouvellement urbain, le quartier de la Devèze fait l’objet d’une profonde réhabilitation qui s’est accélérée ces dernières années. « Un quartier difficile, un quartier où il y a des dealers, mais un quartier qui n’est pas infesté par l’islamisme », selon le maire proche du Rassemblement National.