Confinement à Lyon : Les organisateurs de la fête sauvage sur les quais de Saône seront jugés le 27 avril

TRIBUNAL Deux frères, âgés de 26 et 22 ans, se sont présentés au commissariat quelques jours après le rassemblement illégal de plus de 300 personnes 

A.I.

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Confinement à Lyon : Les organisateurs de la fête sauvage sur les quais de Saône seront jugés le 27 avril
Confinement à Lyon : Les organisateurs de la fête sauvage sur les quais de Saône seront jugés le 27 avril — AFP

La fête sauvage avait attiré plus de 300 personnes sur les quais de Saône à Lyon le 30 mars, malgré le confinement et les règles sanitaires en vigueur dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. Le 2 avril, deux frères, âgés de 26 et 22 ans, se présentaient au commissariat du 2e arrondissement lyonnais en déclarant être les organisateurs de ce rassemblement.

Placés en garde à vue, les deux jeunes hommes ont été déférés, ce samedi, au parquet de Lyon. Ils ont été convoqués à l’audience du tribunal correctionnel de Lyon du 27 avril pour être jugés des chefs de mise en danger de la vie d’autrui et organisation d’un rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale en état d’urgence sanitaire et devant faire face à l’épidémie de Covid-19, a indiqué le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet.

Placés sous contrôle judiciaire

Dans l’attente de leur jugement, les mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire. Au titre du délit de mise en danger, tous deux encourent la peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, poursuit le procureur.

Le parquet explique que les deux frères sont les coprésidents d’une association culturelle dénommée EX-TERRE, ayant pour objet le soutien à la musique et à la culture. Ils ont reconnu avoir diffusé le 30 mars en début d’après-midi, sur le compte Instagram de l’association, une invitation à « un apéro sonore sur les quais de Saône ». Vers 15 heures, ils avaient installé des enceintes musicales. Lors de leur garde à vue, ils ont raconté avoir été surpris par le succès de leur invitation à laquelle s’étaient rendues plus de 300 personnes, tout en reconnaissant que le compte de leur association était suivi par 900 followers.

L’association EX-TERRE, en qualité de personne morale, a également fait l’objet de poursuites pénales des mêmes chefs.