Marseille : « La suspicion, ça suffit ! » L’avocat de Jean-Noël Guérini plaide la prescription ou la relaxe

PROCES L’ancien bâtonnier Dominique Mattei s’est lancé dans une vibrante plaidoirie d’une heure et demie pour défendre Jean-Noël Guérini

20 Minutes avec AFP
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Jean-Noël Guérini à son arrivée au tribunal
Jean-Noël Guérini à son arrivée au tribunal — NICOLAS TUCAT / AFP
  • L’avocat de Jean-Noël Guérini s’est lancé dans une attaque en règle contre ce qu’il considère être les manquements d’une procédure à charge.
  • Le parquet a requis deux ans de prison ferme contre Jean-Noël Guérini.
  • Le procès doit se terminer mercredi avec la défense d’Alexandre Guérini.

« Si la prise illégale d’intérêt était retenue, ce ne serait qu’au bénéfice d’une affinité fraternelle et sans preuve » : l’avocat de Jean-Noël Guérini a plaidé vendredi à Marseille la prescription ou la relaxe de son client accusé d’avoir favorisé les affaires de son frère.

Usant de l’anaphore « je n’aime pas… », l’avocat s’est lancé dans une attaque en règle contre ce qu’il considère être les manquements d’une procédure à charge, menée avec une idée préconçue et sans vraiment rechercher la vérité.

« Vous prononcerez la prescription des faits parce qu’elle est acquise. Mais si vous ne le faisiez pas, vous prononcerez la relaxe parce qu’aucune preuve n’a été apportée. La suspicion, ça suffit ! », a lancé l’ancien bâtonnier Dominique Mattei en conclusion d’une vibrante plaidoirie d’une heure et demie.

Quatre ans de prison requis

Alors président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini est accusé d’avoir préempté un terrain à La Ciotat sous le prétexte d’y sauvegarder une plante rare, le liseron duveteux, puis de l’avoir revendu à la communauté d’agglomération Garlaban Huveaune Sainte-Baume (GHB) pour favoriser son frère qui en avait besoin pour l’extension d’une décharge.

Pour ces faits, le parquet a requis mercredi quatre ans de prison dont deux ferme, 70.000 euros d’amende et une privation des droits civils et civiques à l’encontre de l’élu.

Le procès, au cours duquel 12 prévenus sont jugés, doit se terminer mercredi avec la défense d’Alexandre Guérini. Le jugement sera ensuite mis en délibéré.