Lyon : Dix ans après, la justice rouvre le dossier de la mort d'une gendarme en caserne

ENQUÊTE Une information judiciaire pour harcèlement et homicide involontaire a été rouverte par la justice après la mort d’une gendarme dans une caserne de Lyon

20 Minutes avec AFP

— 

La gendarme Myriam Sakhri a été retrouvé morte il y a dix ans dans une caserne de Lyon.
La gendarme Myriam Sakhri a été retrouvé morte il y a dix ans dans une caserne de Lyon. — C. Girardon / 20 Minutes

La justice a décidé vendredi de rouvrir le dossier d’une gendarme retrouvée morte dans une caserne lyonnaise en 2011, à la demande de sa famille qui n’a jamais cru à la thèse officielle d’un suicide pour raisons personnelles.

Le 26 janvier, le parquet général avait requis devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon la réouverture d’une information judiciaire pour « harcèlement » et « homicide involontaire ».

« Merci à G. le connard ! »

La jeune femme de 32 ans avait été retrouvée le 24 septembre 2011 dans son appartement de fonction, une balle dans le ventre et son arme de service à ses pieds. La version qui prévaut depuis une décennie veut qu’elle se soit suicidée après avoir appris qu’elle devrait comparaître devant un tribunal pour deux affaires liées à l’exercice de sa profession.

Myriam Sakhri se plaignait cependant depuis des mois d’être harcelée par des collègues et sa hiérarchie. Un mot retrouvé à ses côtés, écrit de sa main et rédigé en ces termes : « Merci à G. le connard ! », désignait le colonel qui commandait à l’époque la gendarmerie du Rhône. La militaire y travaillait au sein du Centre d’opérations et de renseignements (Corg), service chargé de répondre aux appels du public.