Nice : Un militant de gauche relaxé après avoir dit de Christian Estrosi qu’il était « xénophobe »

POLITIQUE « C’est une victoire pour la démocratie locale », s’est félicité David Nakache

F.Bi. avec AFP
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Le maire LR de Nice Christian Estrosi
Le maire LR de Nice Christian Estrosi — SYSPEO/SIPA

« Il voulait me faire taire. Au-delà de moi, il voulait nous faire taire. Notre liberté d’expression est préservée. » David Nakache, un militant de la gauche niçoise poursuivi par Christian Estrosi après l’avoir qualifié de « xénophobe » l’an dernier, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel. « C’est une victoire pour la démocratie locale », s’est félicité le président de l’association d’aide aux migrants étrangers mineurs Tous Citoyens !

En pleine campagne pour les municipales, en février 2020 il avait exhorté sur Twitter les électeurs à voter pour la liste de gauche Viva ! dont il était l’un des colistiers, en prenant à partie le maire LR de Nice.

Estrosi fait appel

« Dire de quelqu’un qu’il est xénophobe dans un tweet vindicatif […] dépasse le domaine de la réflexion et ne relève pas d’un simple débat d’idées sur la politique de la ville », a réagi l’avocat de Christian Estrosi. Me Philippe Blanchetier a annoncé que son client faisait « appel de cette décision contraire à ses valeurs, au combat qu’il mène depuis des années et au droit ».

Le maire de Nice avait déjà poursuivi le même militant pour diffamation et obtenu sa condamnation à 7.800 euros d’amende pour des propos sur Twitter sur la corruption et le clientélisme à Nice qui ne citaient pas le maire mais critiquaient le fait d’honorer des personnalités condamnées. Christian Estrosi venait de rebaptiser une rue en hommage à l’ancien maire de la ville Jacques Médecin, condamné pour des malversations.