Ariège : Des peines symboliques requises contre les faucheurs volontaires ayant peint des pesticides en jardineries

GLYPHOSATE Des amendes de 150 à 300 euros ont été requises contre 21 faucheurs volontaires qui avaient peinturluré des bidons de glyphosate dans des jardineries

B.C. avec AFP

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Une bouteille de pesticide contenant du glyphosate. (illustration)
Une bouteille de pesticide contenant du glyphosate. (illustration) — Denis Charlet / AFP

En 2016 et 2017, ils avaient peinturluré des dizaines de bidons de pesticides dans trois jardineries d’Ariège afin de les rendre impropres à la vente. Après plusieurs reports, ce jeudi, 21 faucheurs volontaires étaient jugés au tribunal judiciaire de Foix pour « destruction du bien d’autrui en réunion ».

Une action menée à visage découvert et que ces militants écologistes ont toujours revendiqué. Leur but étant depuis des années de dénoncer les dangers de l’usage de ces produits toxiques, en particulier celui du glyphosate.

Une position qu’ils ont encore pu défendre à l’audience où de nombreux experts de ces questions étaient cités à la barre pour en faire un procès du glyphosate, notamment de sa présence dans les sols et eaux des rivières, parfois bien après l’arrêt de leur utilisation. La pédiatre toulousaine, Cécile Stratonovitch de l’association Alerte des médecins sur les pesticides, a expliqué les dangers de ces produits qui sont incriminés dans « l’augmentation des cas d’autisme, de maladie de Parkinson ou des lymphomes non hodgkiniens » dénonçant « l’inaction des pouvoirs publics ».

A l’audience, le gérant d’un des magasins dans lequel une action avait été menée a demandé à retirer sa plainte, précisant qu’il ne comprenait pas pourquoi les « faucheurs » étaient poursuivis.

Après cinq heures d’audience, le procureur de la République a requis une peine de 150 euros à 300 euros d’amende avec sursis, tandis que la défense plaidait la relaxe. L’affaire a été mise en délibéré au 1er juin.