Drancy : Jean-Christophe Lagarde condamné pour procédure abusive contre un élu d'opposition

VERDICT Le président de l’UDI reprochait à Hacène Chibane ses propos dans un reportage diffusé le 29 novembre 2017 dans l'émission « Pièces à conviction »

20 Minutes avec AFP
Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, à l’Assemblée nationale le 10 septembre 2019.
Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, à l’Assemblée nationale le 10 septembre 2019. — Olivier CORET/SIPA

La justice prend actuellement une place importante dans l’agenda du président de l'UDI. Alors que Jean-Christophe Lagarde est sorti le 11 mars de garde à vue dans une enquête pour « détention d’arme », il était jugé mercredi dans une autre affaire. Et le résultat ne lui a pas été favorable. La cour d'appel de Paris a condamné l’élu de Seine-Saint-Denis pour procédure abusive contre un conseiller municipal d'opposition de Drancy, qui avait dénoncé le clientélisme du député dans sa circonscription.

Jean-Christophe Lagarde et trois conseillers municipaux ont ainsi été condamnés à verser solidairement 5.000 euros à Hacène Chibane. Le conseiller municipal avait dénoncé « un acharnement judiciaire » à son encontre et a été lui-même relaxé de diffamation. Selon Hacène Chibane, l’ancien maire de Drancy multiplie « les procédures judiciaires infondées » notamment en diffamation pour « asphyxier financièrement » toute opposition politique mais aussi « faire taire les journalistes ou citoyens ».

La question des subventions aux associations

Le président de l’UDI avait porté plainte pour diffamation contre Hacène Chibane après la diffusion le 29 novembre 2017 d'un reportage dans l'émission « Pièces à conviction » sur le thème « Élus et associations : les liaisons dangereuses ». Ce reportage présentait l'élu de l'opposition faisant un tour des associations de Drancy dirigées par des élus proches de Jean-Christophe Lagarde. Il assurait, en s'appuyant sur la délibération municipale des subventions accordées aux associations, que « 10 de 14 associations les mieux dotées de la ville étaient dirigées par des élus ou l'un de leur proche ». Trois de ces associations qui avaient aussi porté plainte pour diffamation ont été déboutées et condamnés à verser 5.000 euros pour procédure abusive.