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PROCESUn policier jugé pour des viols commis dans les toilettes du tribunal

Toulon : Un policier jugé aux assises pour des viols commis dans les toilettes du tribunal

PROCESL’accusé de 59 ans, jugé dès ce lundi par la cour d’assises du Var, était affecté au tribunal de la ville lors des faits
L'accusé était brigadier-chef, affecté au tribunal de Toulon, lors des viols. Illustration.
L'accusé était brigadier-chef, affecté au tribunal de Toulon, lors des viols. Illustration. - Elisa Frisullo / 20 Minutes / 20 Minutes
Elisa Frisullo

E.F.

L'essentiel

  • Cette affaire avait débuté en juin 2018 après la plainte d’une prévenue accusant le policier de l’avoir contrainte à lui faire une fellation dans les toilettes du tribunal en échange d’un appel téléphonique à sa fille de 12 ans.
  • Chargée de l’enquête, l’IGPN, la police des polices, n’avait pas tardé à retrouver la trace de cet appel donné depuis le portable du brigadier-chef, tout comme une série de coups de fil passés par le prévenu à la victime cet été-là.
  • Il est jugé devant la cour d’Assises du Var à Draguignan pour viols et harcèlement sexuel.

De multiples éléments à charge. À partir ce lundi, un policier de Toulon est jugé devant la cour d’assises du Var à Draguignan pour viols et harcèlement sexuel. Des faits présumés commis au sein même du palais de justice de Toulon, où cet ancien brigadier-chef de 59 ans était affecté, rapporte Var-Matin.

Cette affaire avait débuté en juin 2018 après la plainte d’une prévenue accusant le policier de l’avoir contrainte à lui faire une fellation dans les toilettes du tribunal en échange d’un appel téléphonique à sa fille de 12 ans. Ce 13 juin, la mère de famille devait être jugée pour une affaire de vol et d’escroquerie, mais son procès avait été renvoyé quinze jours plus tard. Devant être incarcérée aux Baumettes jusqu’à l’audience, la jeune femme avait insisté auprès de l’accusé pour pouvoir prévenir son enfant par téléphone.

Un second viol et des faits de harcèlement niés en bloc

Chargée de l’enquête, l’IGPN, la police des polices, n’avait pas tardé à retrouver la trace de cet appel donné depuis le portable du brigadier-chef, tout comme une série de coups de fil passés par le prévenu à la victime cet été-là. Dans le cadre des investigations, du sperme contenant de l’ADN du policier avait été découvert dans les toilettes désignées par la jeune femme. L’homme, placé en garde à vue, avait alors avoué les faits en affirmant que cet acte sexuel était la conséquence des propos tenus à son égard par la victime au cours de la journée, ajoute le quotidien régional.

Au cours de l’enquête, un autre ADN mélangé à celui du policier découvert dans les toilettes était apparu. Il appartenait à un autre prévenu, prostitué brésilien, qui affirmait à son tour avoir été forcé de pratiquer une fellation au fonctionnaire en juillet 2018. Des accusations niées en bloc au cours de l’instruction par le fonctionnaire, qui a également démenti avoir tenu des propos à connotation sexuelle à des femmes qu’il était chargé de surveiller au palais de justice, entre 2014 et 2018. Le verdict est attendu mercredi soir.

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