Le CHU de Tours condamné pour la mort du basketteur international français Thierry Rupert

BASKET L’ancien Manceau et international français était décédé en février 2013 des suites d’une opération au cœur réalisée en juillet 2012

F.B.

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Thierry Rupert (en orange) sous le maillot du Mans lors d'un match d'Euroligue en 2010.
Thierry Rupert (en orange) sous le maillot du Mans lors d'un match d'Euroligue en 2010. — JF.Monier/AFP

La responsabilité du CHU de Tours était bel et bien engagée dans le décès de Thierry Rupert, basketteur professionnel décédé le 10 février 2013 au centre hospitalier du Mans. C’est ce qu’a conclu la cour administrative d’appel de Nantes dans un arrêt du 22 janvier repéré par La Nouvelle République. Agé de 35 ans, Thierry Rupert avait subi un accident cardiaque puis avait été plongé dans le coma à la suite d’une intervention chirurgicale réalisée le 9 juillet 2012 au CHU de Tours.

Il est reproché à l’hôpital d’avoir administré au patient du Thiopental. L’administration de ce produit anesthésiant était « contre-indiquée car elle représentait un facteur d’aggravation de l’insuffisance respiratoire et donc de l’anoxie cérébrale dont le patient a été atteint, à l’origine de l’état neurovégétatif dans lequel il s’est trouvé jusqu’à son décès », rapporte la cour administrative d’appel.

Une indemnité de 20.000 euros à la famille

Le CHU de Tours devra verser la somme de 20.000 euros à l’épouse de Thierry Rupert et à ses enfants. La compagne de la victime en demandait près de 430.000 euros. L’hôpital de Tours avait été condamné en première instance, le 10 janvier 2019, par le tribunal administratif d’Orléans, à verser 17.000 euros.

Thierry Rupert a connu 35 sélections en équipe de France, avec qui il a notamment disputé l’Euro-2003 (4e). Il a joué dans les plus grands clubs français : Antibes, Limoges, Paris, Strasbourg, Pau-Orthez, Chalon-sur-Saône, Le Mans, Rouen et Dijon. Ses enfants font désormais du basket.