Toulouse : Des peines allant de sept à dix ans de prison pour un viol collectif sur le parking d’une discothèque

VERDICT Quatre Toulousains ont été reconnu coupables du viol collectif  d'une jeune femme de 18 ans. Les faits ont eu lieu sur le parking d'une discothèque et les vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux

20 Minutes avec AFP

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Le procès s'est déroulé à hui clos devant la Cour d'assises de la Haute-Garonne.
Le procès s'est déroulé à hui clos devant la Cour d'assises de la Haute-Garonne. — A.GELEBART/20MINUTES

Le traumatisme reste pour la victime mais la justice passe. Ce jeudi soir, la Cour d’assises de la Haute-Garonne a condamné les quatre Toulousains auteurs du viol collectif perpétré en septembre 2018 sur le parking de la boîte de nuit le Carpe Diem, à Balma, dans la banlieue de Toulouse.

Une peine de dix ans de prison a été prononcée contre l’instigateur du calvaire de la jeune femme de 18 ans. Ses deux amis qui ont participé aux faits et en ont diffusé les vidéos sur Snapchat, ont écopé de neuf ans, un quatrième garçon de sept ans.

« Une conception du consentement unilatérale »

A la mi-journée, après quatre jours de procès à hui clos, l’avocat général avait requis des peines allant de treize à neuf ans de prison. Et la victime qui espérait entendre des regrets sincères, n’était pas exaucée. « Les accusés n’ont prononcé que des balbutiements d’excuses d’opportunité, ils n’ont fait preuve d’aucune empathie, déplore Issa Ravyn, son avocate. « J’ai la douloureuse sensation que pour trois des quatre accusés, leur conception du consentement est unilatérale », ajoute-t-elle. Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont tenté de minimiser la gravité des faits en décrivant « une soirée qui dérape dans un contexte d’alcoolisation ».

« La reconstruction prendra beaucoup de temps, mais elle y arrivera, c’est une jeune femme forte, a assuré l’avocate de la victime après le verdict. Elle est venue affronter ses bourreaux, elle les a regardés et leur a dit "Vous ne m’avez pas détruite". C’est le message qu’elle voulait faire passer à l’ensemble des victimes de viol, que les victimes n’ont rien à se reprocher, jamais ».