Confinement dans les Alpes-Maritimes : La mesure instaurée le week-end sera contestée jusque devant le conseil d'Etat

RECOURS Le tribunal administratif de Nice avait rejeté le recours de 241 « citoyens » ce mercredi

Fabien Binacchi

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Des policiers à Nice le 27 février pour contrôler le respect du confinement partiel instauré dans 63 communes des Alpes-Maritimes
Des policiers à Nice le 27 février pour contrôler le respect du confinement partiel instauré dans 63 communes des Alpes-Maritimes — SYSPEO/SIPA

Les 241 « citoyens des Alpes-Maritimes » qui ont attaqué le confinement partiel en justice vont « introduire une requête en appel devant le Conseil d’Etat », ont annoncé ce mercredi leurs avocats. Une annonce faite après le rejet de leur recours plus tôt dans la journée par le tribunal administratif de Nice.

« Le cri citoyen n’a pas été entendu et le confinement est maintenu, ont réagi Mes Zia Oloumi et Xavier Fruton. L’ogre public sanitaire a dévoré la liberté individuelle et aucune réponse n’a été apportée par l’administration ou son juge aux questions légitimes des citoyens », et notamment « en quoi le confinement les week-ends permet-il de sauver des vies ? ».

Encore en vigueur pour le week-end à venir

Les trois juges des référés du tribunal administratif de Nice ont « considéré que les mesures prises par le préfet des Alpes-Maritimes aux seules fins de lutter contre la propagation du coronavirus devaient être regardées, en l’espèce, comme nécessaires, proportionnées et adaptées aux circonstances locales ».

Ce confinement partiel sur deux week-ends, les 27 et 28 février et 6 et 7 mars, jusque-là inédit en métropole, avait été annoncé le 22 février après une visite à Nice du ministre de la Santé. Face à une flambée du nombre de cas de Covid-19​, Olivier Véran avait demandé au préfet de « continuer la concertation avec les élus » en vue de « mesures complémentaires ».