Mis en examen pour viols, Gérard Depardieu se défendra au tribunal le 10 mars contre des « mensonges »

JUSTICE L’acteur français est sorti de son silence, jeudi, dans une interview au quotidien italien « La Reppublica »

20 Minutes avec AFP
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Gérard Depardieu le 25 juin 2018 à Bruxelles.
Gérard Depardieu le 25 juin 2018 à Bruxelles. — Daina Le Lardic/Isopix/SIPA

« Moi, violeur ? Ce ne sont que des mensonges, et le juge me croira. » Mis en examen le 16 décembre à Paris pour deux « viols » et « agressions sexuelles » dont l’accuse une jeune comédienne depuis l’été 2018, Gérard Depardieu a nié en bloc dans une interview au journal italien La Repubblica jeudi. Interrogé sur le tournage d’un nouveau film du réalisateur Patrice Leconte, où il campe le célèbre commissaire Maigret, l’acteur l’accuse : « Le 10 mars, je me présenterai au tribunal, où j’aurai l’opportunité de clamer une nouvelle fois mon innocence ».

Gérard Depardieu évoque « le caractère totalement infondé des accusations », en ajoutant : « Pour moi l’enquête était close, je suis innocent et je n’ai rien à craindre. Il n’y a pas de preuves, il n’y a rien contre moi. Je ne peux que réfuter en termes très clairs toutes les accusations, comme je l’ai déjà fait devant les enquêteurs. »

« Je trouve terrible la médiatisation du cas »

La plaignante, qui avait dénoncé à la gendarmerie fin août 2018 avoir été violée à deux reprises au domicile parisien de la star quelques jours plus tôt, avait obtenu à l’été 2020 que cette enquête, d’abord classée par le parquet de Paris, soit confiée à un juge d’instruction.

L’acteur se dit « très perplexe sur la décision de rouvrir l’enquête », pourtant classée pour « pour manque de preuves ». Il préfère aussi « éviter de parler » de la jeune actrice qui a porté les accusations contre lui. « Je trouve terrible la médiatisation du cas. Nous vivons dans une ère dominée par un flux d’informations continu et impitoyable », a-t-il encore déploré.

« Avec tous ces canaux en streaming, les nouveaux moyens de communication, les sites Internet, les réseaux sociaux, c’est comme si nous vivions avec un écouteur qui transmet constamment des nouvelles négatives et souvent fausses et tendancieuses. Je déteste tout cela », a-t-il conclu.