Toulouse : Le tribunal entend la plainte des détenus sur les parois Covid au parloir

PRISON Saisi par cinq détenus, le tribunal administratif de Toulouse, somme une prison d’assurer la qualité acoustique des parloirs, désormais traversés par des parois anti-covid

H.M. avec AFP

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Un surveillant de la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse.
Un surveillant de la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Ils se plaignent de ne plus entendre leurs familles au parloir mais ils ont eu l’oreille des juges. Saisi, comme le révélait 20 Minutes la semaine dernière, par cinq détenus de la maison d'arrêt de Seysses, le tribunal administratif de Toulouse vient de sommer la direction, de vérifier au minimum et éventuellement de modifier les parois anti-covid installées au parloir depuis le début de l’épidémie. Bref d’assurer, dans un délai de deux semaines, la bonne qualité acoustique des lieux.

Selon, les détenus et leurs familles, la double plaque en plexiglas bloque certes le virus mais aussi les sons, gênant les échanges ou obligeant à hurler lors des conversations intimes.

Effet boule de neige ?

Cette décision « pourrait être la première d’une longue série », s’est réjoui vendredi l’Observatoire international des prisons (OIP), qui reçoit de nombreuses plaintes depuis des mois, et espère qu’elle servira d’exemple à d’autres détenus confrontés à des dispositifs de séparation comparables.

La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a récemment indiqué recevoir elle aussi « des lettres, des appels » de proches de prisonniers, qui racontent aussi les cris pour se faire entendre. « Ce ne sont pas des vrais parloirs dans ces conditions », estime Dominique Simonnot.