Kader Arif, l'ancien secrétaire d'État aux Anciens combattants.
Kader Arif, l'ancien secrétaire d'État aux Anciens combattants. — MEIGNEUX/SIPA

POLITIQUE

Vers un procès pour Kader Arif, l’ex-secrétaire d’État aux Anciens combattants, soupçonné de favoritisme

L'affaire concerne un marché passé entre le ministère de la Défense et la société de son frère à l’époque où il était secrétaire d’Etat aux Anciens combattants

Il est soupçonné d’avoir favorisé la société de son frère dans un marché avec le ministère de la Défense à l’époque où il était secrétaire d’Etat aux Anciens combattants. Kader Arif, ancien député de la Haute-Garonne originaire de Castres, pourrait être jugé dans le cadre de cette affaire remontant à 2014. Le parquet général vient en effet de demander sa comparution devant la cour de justice de la République.

Le contrat incriminé portait sur du « media-training » pour un montant de 60.000 euros pour six ou sept sessions, mais une seule avait été réalisée. Une affaire qui avait poussé Kader Arif à démissionner le 21 novembre 2014 de son poste au gouvernement.

Dans son réquisitoire définitif signé le 9 février, le procureur général François Molins a requis un procès pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics », a précisé le parquet général à l’AFP.

La cour de justice de la République doit trancher

C’est désormais à la commission d’instruction de la cour de justice de la République, seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, de décider de la tenue ou non d’un procès.

Cette affaire faisait suite à une autre concernant « des anomalies » dans les relations contractuelles entre le conseil régional de Midi-Pyrénées et deux sociétés successives appartenant à un frère de Kader Arif. L’ex-numéro trois du PS avait évoqué « des affaires qui ne le (concernaient) absolument pas », mais avait été contraint de quitter ses fonctions après des perquisitions réalisées dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense.