Nancy : 21 Roms condamnés pour avoir contraint leurs enfants à voler ou avoir vendu des femmes comme épouse

PROCES La plupart des prévenus étaient absents à la lecture du délibéré, 14 mandats d'arrêt ont donc été prononcés

T.G. avec AFP
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Un palais de justice, ici à Lyon (Illustration).
Un palais de justice, ici à Lyon (Illustration). — E. Frisullo / 20 Minutes

Des peines de un à dix ans de prison pour une vingtaine de Roms. La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) a frappé fort mercredi à Nancy. Les 21 membres de trois clans ont été condamnés pour avoir contraint leurs enfants à voler ou avoir vendu des femmes comme épouses.

Deux prévenus ont écopé de peines de 10 ans de prison, assorties d’interdictions définitives du territoire français. La JIRS a également ordonné la confiscation de trois immeubles, deux en France et un en Croatie.

Un seul des prévenus était présent dans la salle à la lecture du délibéré d’un procès qui s’est tenu en novembre. Il a été condamné à 3 ans de prison. La JIRS a également décerné quatorze mandats d’arrêt à l’encontre de prévenus absents.

« Les peines sont à la hauteur des faits reprochés et de l’atteinte portée à l’ordre public », s’est félicitée Coralie Coenen, substitut du procureur de la JIRS. Elle a rappelé que certains faits de « traites d’êtres humains » concernaient « de jeunes enfants ». Le dossier comprenait également « de nombreux faits de cambriolages, le tout organisé par un vaste réseau international ».

Au procès, les débats avaient notamment porté sur des vols commis en 2012 et 2013 un peu partout en France, notamment en Alsace et dans le Sud, mais aussi en Belgique, en Suisse ou en Allemagne. Selon Me Liliane Glock, avocate des quatre prévenus, l’accusation reprochait à certains prévenus d’autres faits de traite d’êtres humains, à savoir « la vente de leurs épouses », dont « le prix était fixé en fonction de leurs qualités de voleuse ».