Nord : Quatre mineurs mis en examen après la violente agression d’un policier

ENQUÊTE Un policier avait été roué de coups au cours d’une intervention pour déloger des jeunes qui squattaient des halls d’immeubles à Villeneuve d’Ascq

Mikaël Libert

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Les suspects squattaient les halls d'immeubles.
Les suspects squattaient les halls d'immeubles. — Google maps
  • Un policier a été agressé par quatre jeunes qui squattaient un local à vélos à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord.
  • Les blessures de la victime lui ont valu six jours d’interruption temporaire de travail (ITT).
  • Les mis en cause ont été mis en examen pour violences volontaires aggravées.

En fin de semaine dernière, quatre mineurs ont été mis en examen, notamment pour des violences aggravées commises sur un fonctionnaire de police à Villeneuve d’Ascq, près de Lille, dans le Nord. Ils ont été remis en liberté dans l’attente de leur jugement a-t-on appris auprès de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Depuis quelque temps, les habitants d’immeubles situés rue Yves-Decugis se plaignaient de jeunes qui squattaient régulièrement les parties communes. Pour y pénétrer, les mis en cause usaient fréquemment de menaces envers les habitants. Une fois dans la place, les jeunes provoquaient du tapage et s’adonnaient à la consommation de produits stupéfiants. Mercredi, les policiers ont été requis une nouvelle fois pour déloger les squatteurs alors que l’heure du couvre-feu était déjà dépassée.

Les collègues de la victime empêchés de le secourir

Ce soir-là, les quatre mineurs, tous âgés de 17 ans, avaient pris leurs aises dans un local à vélo. Les policiers les ont contrôlés et les choses ont dérapé lorsqu’ils ont voulu verbaliser les jeunes pour violation du couvre-feu, un délit passible d’une amende de 135 euros. Deux des mis en cause ont frappé un des policiers à plusieurs reprises pendant que leurs complices empêchaient les autres d’intervenir.

Finalement des renforts des polices municipale et nationale sont arrivés et ont permis l’interpellation des quatre jeunes. Ils ont été placés en garde à vue avant d’être déférés, vendredi, devant un magistrat qui leur a signifié leur mise en examen pour violences volontaires aggravées sur personne dépositaire de l’autorité publique. Ils ont été remis en liberté.

De son côté, le policier, âgé de 44 ans, a été pris en charge par les secours. Les violents coups qu’il a reçus lui ont valu six jours d’interruption temporaire de travail (ITT). « C’est avec sévérité que doivent être punis les auteurs de telles agressions ! », avait vivement réagi le maire de la commune, Gérard Caudron (PS).